Dix ans après la mort d’un cancer le 10 janvier 2016 à l’âge de 69 ans de David Bowie, immersion dans la vie et l’oeuvre du chanteur et musicien anglais à travers six livres de référence détaillant sa créativité polymorphe, du premier succès de « Space Oddity » en 1969 au chant du cygne de l’album « Blackstar ».

– Dylan Jones, « David Bowie: A Life », éditions Ring, 2019

Dans sa nouvelle édition française revue et corrigée en 2019, « David Bowie: A Life » continue de constituer pour le Times « de loin, le livre définitif sur Bowie ». On abonde, tant le travail du journaliste britannique Dylan Jones est colossal, constitué notamment de 180 interviews et témoignages compilés, parfois à charge d’ailleurs. Evitant ainsi le panégyrique, l’auteur restitue méticuleusement le parcours de cet insaisissable et sinueux Bowie, de ses débuts à Bromley dans la banlieue de Londres au firmament du glam-rock.

– Jérôme Soligny, « David Bowie: Rainbowman 1967-1980 » et « David Bowie: Rainbowman 1983-2016 », Gallimard, 2019 et 2020

Autre grande somme avec celle de Dylan Jones consacrée David Bowie, ce « Rainbowman » en deux tomes du journaliste français Jérôme Soligny raconte dans le détail le chanteur et musicien anglais, ses enregistrements et ses tournées, avec le concours de ceux qui ont participé à l’édification de son odyssée artistique: soit près de trois cents personnes (producteurs, instrumentistes, ingénieurs du son, mais aussi designers, photographes, ainsi que des musiciens qui l’ont influencé ou qu’il a influencés). Un voyage en plus de mille pages qui permet d’explorer au plus près les multiples facettes de la personnalité de Bowie.

– Collectif, « David Bowie par David Bowie », Rock&Folk Editions, 2025

L’ouvrage collectif « David Bowie par David Bowie » constitue une bonne porte d’entrée pour découvrir l’univers kaléidoscopique de l’artiste britannique qui s’étend sur cinq décennies de créations. Composé de chroniques approfondies de tous les albums de sa discographie et réhaussé d’interviews accordées par Bowie au long de sa carrière aux magazines spécialisés New Musical Express et Melody Maker, ce bel objet permet aussi de saisir rapidement tous les avatars endossés par le chanteur jusqu’à l’ultime Lazarus.

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– Benoît Clerc, « David Bowie – La totale: les 456 chansons expliquées », éditions epa, 2021

Au fil des 624 pages de « David Bowie – La totale: les 456 chansons expliquées », Benoît Clerc décrypte les 456 titres David Bowie, de son premier single « Liza Jane » sous le nom de Davie Jones with The King Bees en 1964 à son album testamentaire « Blackstar » sorti le 8 janvier 2016, le jour de son 69e anniversaire, soit deux jours avant sa mort. De quoi découvrir les multiples clins d’oeil artistiques et culturels de la discographie ainsi que les choix d’enregistrement novateurs du caméléon de la pop.

– John O’Connell, « Bowie, les livres qui ont changé sa vie », traduction Mickey Gaboriaud, Presses de la cité, 2020 

John O’Connell signe avec « Bowie, les livres qui ont changé sa vie » le livre idéal pour découvrir les inspirations du chanteur britannique à travers les ouvrages de sa bibliothèque. Lecteur compulsif qui ne se déplaçait jamais sans sa bibliothèque portative, il avait révélé en 2013 lors de l’exposition itinérante « David Bowie is » une liste des cent livres l’ayant le plus influencé.

John O’Connell a choisi de tous les passer en revue, de « L’orange mécanique » d’Anthony Burgess (1962) au « Cabinet des merveilles de M. Wilson » de Lawrence Weschler (1995) chronologiquement, en examinant leur impact sur sa vie et son œuvre. Fiction, essais, revues de bandes dessinées, occultisme, spiritualité, psychologie ou histoire de l’art, la liste et les domaines englobés sont des plus éclectiques.

– Yann Courtiau, « David Bowie, lector in fabula », éd. La Baconnière, 2022

Dans « David Bowie, lector in fabula », Yann Courtiau livre lui aussi le portrait d’un artiste fou de littérature, nourrissant sa création de lectures aussi insolites quʹinspirantes. Lʹauteur genevois a pris comme John O’Connell pour base d’exploration la même liste de livres et magazines que Bowie avait en fait emporté au milieu des années 1970 sur le tournage du film « L’homme qui venait d’ailleurs » de Nicolas Roeg.

Son ouvrage en forme d’essai non exhaustif – contrairement à celui de John O’Connell -, part de la constatation que la lecture n’a pas seulement accompagné la création artistique du chanteur anglais, mais présage aussi des grands mouvements de sa vie. On y retrouve ainsi des figures comme Kerouac, Orwell et Burroughs qui nourrissent le titre « Diamond Dogs » (1974, Nabokov, Anthony Burgess, Evelyn Waugh, Yukio Mishima qu’on retrouve sur la chanson « Heat » tirée de l’album « The Next Day » (2013) et des auteurs moins connus comme Anatole Broyard ou Muriel Spark.

Olivier Horner