Le 8 janvier 2026, Cuba fêtait le 67e anniversaire de l’arrivée de Fidel Castro et son armée rebelle à la Havane et le début de la révolution à Cuba.
Le 4 janvier 2026, aux Etats-Unis, le Président Donald Trump, annonçait son intention « de prendre Cuba, une nation en déclin” qui est dépendante du pétrole du Venezuela.
Le Président de Cuba a riposté.
« Cuba n’est ni votre arrière-cour ni un territoire contesté. »
Miguel Diaz-Canel, Président de Cuba
Le Mexique premier source du pétrole à Cuba
Le Mexique est le plus grand exportateur du pétrole brut à Cuba. Selon les chiffres publiés dans le Financial Times, le PEMEX, compagnie pétrolière nationale du Mexique exporte 17.200 barils de brut chaque jour vers Cuba, ce qui représente l’équivalent d’environ 44% des importations de la matière.
Selon la Présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, ces exportations se font “dans le cadre juridique d’un pays souverain”.
La deuxième source c’est le Venezuela qui vendait le brut à des prix subventionnés. En échange, Cuba envoyait ses agents de protection et de renseignement ainsi que du personnel médical au Venezuela.
Le Venezuela autorisait Cuba à revendre une partie de son pétrole afin d’injecter les devises étrangères dans les comptes de l’état.
La Russie et l’Algerie approvisionnent Cuba en pétrole brut.
Cuba affaiblie par la crise économique
Depuis plusieurs années, la situation à Cuba est précaire. Le tourisme est en berne, les devises se font rares et les coupures de courant sont quotidiennes.
Dans un entretien avec DW News, le politologue cubain Carlos Alzugaray a affirmé que la chute de Nicolas Maduro a créé beaucoup plus de problèmes pour Cuba.
« Il n’y a aucun doute que le manque de soutien vénézuélien est un danger et une menace pour Cuba. »
Carlos Alzugaray, politologue de Cuba
L’étau se resserre
Selon les sources citées par 14ymedio, Cuba dispose de suffisamment de carburant pour couvrir ses besoins pour environ 5 jours.
Le pays ne peut pas survivre sans l’apport du brut du Venezuela et les Etats-Unis voie l’occasion d’étrangler le régime cubain.
Selon les Havanais, Donald Trump et Marco Rubio, le secrétaire d’État américain iront jusqu’au bout du projet de faire tomber le gouvernement de Cuba.
Faute de diesel, les coupures de courant se poursuivent, les transports en commun se font rares et le secteur agricole est en difficulté.
Les parcs solaires cubains n’ont pas la capacité de combler le manque de pétrole brut.
L’année de 2026 s’annonce difficile. Les Cubains sont fatigués de subir les difficultés créées par le blocus américain qui est en place depuis plus de 60 ans.