Par
Nicolas Zaugra
Publié le
10 janv. 2026 à 17h17
Une vingtaine de minutes d’interview enregistrée ce vendredi sur son parcours, son engagement politique, sa candidature à la mairie de Lyon et ses premières propositions de campagne. Jean-Michel Aulas va bénéficier d’un sérieux coup de projecteur ce samedi 10 janvier. L’ex-patron de l’OL candidat aux municipales 2026 est l’invité de l’émission de France 2 « Quelle époque ! » présentée par Léa Salamé.
Le candidat a fait cette annonce ce samedi, comme le compte X de l’émission, qui annonce aussi Pierre Arditi, Francis Huster, Julie Bourges ou encore Isabelle Morizet. Une visibilité médiatique devant plus d’un million de téléspectateurs qui énerve et agace certains adversaires avant même la diffusion du programme.
« Rupture d’égalité », « le service public a son candidat »
Dans l’entourage de Grégory Doucet, on attend de voir l’émission pour réagir mais Sandrine Runel, députée PS et soutien affirme à actu Lyon : « C’est anormal, c’est une rupture d’égalité entre candidats. Le maire doit aussi être invité dans ce type d’émission. Aulas joue avec sa notoriété, sa proximité avec les médias pour bénéficier d’une visibilité nationale comme Rachida Dati. Quand on voit qu’il refuse le débat avec Grégory Doucet, ça me fait sourire… Il ferait mieux de venir débattre ! Il va parler de son tunnel à 8 milliards ? ».
Pour Anaïs Belouassa Cherifi, candidate LFI, on estime que « le service public médiatique a choisi son candidat ! Sauf s’il nous fait la même invitation ». Même agacement pour Alexandre Dupalais (UDR/ RN). « Aulas est le candidat du système et des médias. On connaît la problématique du respect du pluralisme pour France TV d’autant plus lorsque la présentatrice est la compagne officielle du candidat socialiste (Raphaël Glucksmann, NDLR) putatif à la présidentielle. Cela montre aussi pour moi un certain entre-soi dans lequel Monsieur Aulas semble très à l’aise », nous glisse le candidat.
« Les émissions font ce qu’elles veulent »
Dans l’équipe de Jean-Michel Aulas, on se frotte déjà les mains autour des réactions à venir qui seront certainement nombreuses dès dimanche matin. « L’encadrement du temps de parole intervient à partir du 2 février. Les médias et les émissions font bien ce qu’ils veulent avant. La seule obligation est de mentionner les autres candidats, ce qui est prévu dans l’émission », nous glisse-t-on.
Pour l’équipe de « Coeur Lyonnais », c’est la preuve que le candidat crédité de 45 à 47% d’intentions de vote, est le « seul à faire rayonner Lyon » au niveau national. Et de rappeler le passage en plateau de Grégory Doucet chez Quotidien en 2023 où « il a fait passer Lyon pour une ville de fachos alors que nous somme la capitale de la Résistance. »
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