Publié le
10 janv. 2026 à 17h06
C’était le feuilleton de cette fin d’année 2025, au Mesnil-Esnard, près de Rouen. Pourquoi le chantier pour remplacer l’ancienne caserne des pompiers est-il toujours à l’arrêt ? À la demande de riverains, le maire Jean-Marc Vennin a accepté que l’Assistant maître d’ouvrage (AMO) Mathieu Wolff de la société Examia Conseil vienne communiquer des informations et répondre à des questions lors du dernier conseil municipal.
« On ne retrouve rien dans les couches superficielles »
« Nous avons retrouvé quelques débris de fibrociment lors des opérations de terrassement. L’idée est de poursuivre les travaux suite à la suspicion d’amiante dans le reste des terres. Je suis passé sur le site et dans les couches superficielles, on ne retrouve rien. Cela va de pair avec le constat à la SERAF (site d’enfouissement de déchets dangereux) à Cléon où sur 150 bennes traitées, il n’y en a que deux où on a retrouvé des débris de fibrociment », a indiqué le technicien, convaincu qu’on ne devrait pas en retrouver plus, ou alors très peu.
Selon lui, il devait s’agir d’une poche, voire un dépôt sauvage, « mais cela ne vient pas de la démolition du bâtiment. J’ai consulté les archives et il n’y a rien », a voulu rassurer le technicien. Toutefois, comme il y a une suspicion, les terres qui doivent être extraites pour laisser place au parking souterrain « ne peuvent pas être traitées de façon classique, tant pour la protection du personnel que de l’environnement. Les déchets doivent être évacués dans des filières agréées. Suivant les observations sur place, avec seulement deux bennes, nous allons trier toutes les terres, mais il n’y a pas nécessité de les filtrer », a poursuivi Mathieu Wolff.
Intervention avec deux pelles mécaniques pressurisées
Le technicien a ensuite expliqué qu’une entreprise spécialisée va intervenir avec deux pelles mécaniques pressurisées et que les agents seront équipés de combinaisons. Une plateforme de tri sera installée à côté et les terres seront étalées dessus.
À partir de là, les opérateurs contrôleront s’il y a des débris. Si c’est le cas, ils seront ramassés et traités. Puis, les terres seront évacuées. En périphérie, tout un programme de mesures d’air sera fait pour respecter la réglementation. Il vaut mieux opter pour cette méthode de tri afin d’évacuer quelques kilos que de partir sur 6 000 tonnes à filtrer que l’on va payer 500/600 euros la tonne.
Mathieu Wolff
Vidéos : en ce moment sur ActuPas de date précise pour le redémarrage des travaux
Quand recommencera le chantier et à quel coût ? Un début de réponse a été apporté lors des questions diverses par l’adjoint aux travaux, Olivier De Valicourt : « nous sommes en plein dans les études des devis. Il y a au total 10 000 tonnes à traiter dont 1 700 sont déjà parties. Ce sera toujours trop cher (près de 2 millions d’euros selon l’association Défendons notre cadre de vie au Mesnil-Esnard sur les réseaux sociaux). Pour le moment, nous n’avons pas de date de démarrage des travaux. Dans au moins un mois. C’est l’Inspection du travail qui demande un cahier des charges ».
L’opposant Fabrice Louvet a alors interpellé Xavier Jean, l’adjoint aux finances : « imaginons que vous ayez 8 000 tonnes à traiter à 200 euros la tonne. Soit, 1,66 million d’euros. Comment allez-vous financer cela ? ». L’élu a avoué que « c’est pour cela que nous avons reporté des projets dont le multi-accueil », tandis que le maire, Jean-Marc Vennin s’est voulu pour sa part plus rassurant, affirmant : « nous sommes en train de négocier. J’espère gagner 300 000 euros, mais c’est dur ».
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