Le cru 2026 s’annonce comme un millésime exceptionnel à Paris pour les amateurs de culture et de sorties. Entre rénovations de lieux iconiques et adresses inédites, la capitale fourmille de projets attendus dans les prochains mois. L’année sera notamment marquée par le « come-back » de plusieurs sites qui ont forgé la légende de la vie nocturne locale.
Au chapitre des spots historiques, le Bus Palladium (IXe), temple du rock ouvert en 1965 et incontournable des nuits blanches de Pigalle, achève sa mue après plus de trois ans de travaux. Un hôtel 5 étoiles, avec bar et restaurant, doit ouvrir en début d’année, ainsi qu’une salle de concert de 200 places, « fidèle à l’esprit du lieu ».
À La Clef et à la Pagode, les salles obscures rallument la lumière
Inoccupé depuis 2023, son « voisin » de la rue du Faubourg-Montmartre, le Palace, prévoit un retour en fin d’année. Le night-club le plus en vogue d’Europe dans les années 1980 aspire à conserver son âme d’antan et à redevenir un lieu prisé des artistes, avec une jauge de 1 400 personnes. Avant lui, les nostalgiques de cette époque redécouvriront, « d’ici l’été » ambitionne la direction, la piste de roller disco de la Main Jaune (XVIIe), immortalisée au cinéma dans « La Boum ».
Si les temps sont durs pour les salles obscures parisiennes — plusieurs adresses historiques comme le Gaumont Champs-Élysées, l’UGC Normandie, le Bretagne, le Miramar ont fermé leurs portes ces dernières années —, certaines font de la résistance. La Clef (Ve) rouvre ce 14 janvier, sauvée par ses bénévoles, quand l’historique Pagode (VIIe) attend la fin de ses travaux. Et deux nouvelles salles vont prochainement ouvrir au CiNey (XVIIIe), futur espace dédié au cinéma, au bien manger et à l’insertion.
Pour les amateurs de gastronomie, l’ouverture de Central Chapelle, au cœur de l’Adidas Arena (XVIIIe), constituera l’une des évènements de ce premier semestre. Ce lieu de 3 500 m² accueillera « quatre comptoirs de street food, un bar central, une salle de concert et club, deux grandes terrasses… » et sera ouvert sept jours sur sept jusqu’à 2 heures du matin, peut-on découvrir sur son site Internet.
Dans un autre registre, Anne-Sophie Pic, cheffe étoilée de renom, ouvrira un restaurant et un bar dans la nouvelle Fondation Cartier, installée depuis l’automne 2025 au Louvre Saint-Honoré, face au plus grand musée du monde.
Nanna, une péniche littéraire au pied de Notre-Dame
Côté culture, une nouveauté charmera les amoureux des livres dès le printemps. Baptisée Nanna, cette « péniche dédiée à la littérature et au monde du livre » ouvrira au port de Montebello (Ve), au pied de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle proposera « une collection de 5 000 ouvrages » en libre accès : littérature contemporaine, classiques, poésie, philosophie, récits de voyage, beaux-arts et bande dessinée.
Enfin, l’année s’annonce également animée dans les musées parisiens. Des retours sont attendus en 2026. Celui du musée de la Vie romantique, dès le 14 février, jour de la Saint-Valentin. Puis celui des Catacombes (en travaux) au printemps. La Villa Windsor, au Bois de Boulogne (XVIe), ouvrira ses portes au public courant 2026. Du 6 au 28 juin, l’artiste JR investira le Pont-Neuf avec son œuvre « La Caverne du Pont-Neuf ».