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Moscou refuse la présence de troupes européennes en cas d’accord de paix avec l’Ukraine. Pourtant, la coalition des volontaires a déjà engagé des procédures pour envoyer des troupes sur le sol ukrainien.

Depuis le début des discussions autour d’un éventuel traité de paix en Ukraine, le Kremlin reste inflexible sur cette question. La présidence russe refuse ainsi toute présence de troupes européennes sur le sol ukrainien en cas d’accord de paix entre Kiev et Moscou. À ce sujet, la Russie a – de nouveau – brandi le bâton jeudi 8 janvier dernier, estimant que toute présence occidentale en Ukraine serait considérée comme une « cible légitime » pour les forces armées russes : « Ces avertissements ont été répétés à plusieurs reprises au plus haut niveau et restent d’actualité », a insisté Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe.

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Cet avertissement fait suite aux annonces de plusieurs pays européens, qui ont cette semaine, fait part de leur intention de déployer des milliers de soldats dans ce pays après la guerre. C’est le cas entre autres de la France : en début de semaine, Paris s’est dit prêt à envoyer « plusieurs milliers » de soldats sur le sol ukrainien dans le cadre d’une force multinationale de maintien de la paix. Mardi 6 janvier dernier, les Européens avaient annoncé avoir conclu un accord avec les États-Unis sur cette question. Comme une forme de défiance envers Moscou sur cette question, le Royaume-Uni a indiqué que près de 200 millions de livres (soit 230 millions d’euros) vont être débloqués pour préparer l’armée britannique à un déploiement en Ukraine en cas de cessez-le-feu.

Un « véritable axe de la guerre »

Dans le texte, ce financement devrait permettre « de fournir de nouveaux véhicules, des systèmes de communication et des capacités de protection contre les drones, garantissant ainsi que les troupes britanniques sont prêtes à être déployées ». De son côté, la Russie prévient : « Les nouvelles déclarations militaristes de la soi-disant Coalition des volontaires et du régime de Kiev font d’eux un véritable axe de la guerre », reprend Maria Zakharova. Il s’agissait là de la première réaction russe depuis le sommet qui s’est tenu en début de semaine à Paris. Pour l’heure, seuls la France, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Belgique, la Norvège, l’Estonie et la Lituanie se sont dits prêts à participer à la « force multinationale » évoquée par la « coalition des volontaires ».

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Dans ce contexte, ce jeudi 8 janvier, le président français a présenté ce projet de déploiement aux principaux responsables politiques français, suscitant des réactions très réservées sur la « confiance » à accorder à Donald Trump en matière de soutien militaire à ces troupes.