Ces dernières saisons, l’Italie a déjà tout gagné, ou presque. Mais son président Angelo Binaghi voit plus grand : un tournoi du Grand Chelem à Rome, capable de générer des milliards et de bouleverser la planète tennis.
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Portée par Jannik Sinner, Lorenzo Musetti ou encore Flavio Cobolli chez les hommes, ainsi que par Jasmine Paolini côté féminin, l’Italie s’impose depuis plusieurs saisons comme l’une des grandes puissances du tennis mondial.
En 2025, la nation transalpine a notamment réalisé un retentissant doublé Coupe Davis–BJK Cup pour la deuxième année d’affilée, symbole d’un réservoir de talents plus riche que jamais.
Dans ce contexte, les ambitions du tennis italien semblent sans limite. À l’image de son président Angelo Binaghi, la Fédération nourrit désormais un rêve de taille. Dans un entretien accordé au Corriere dello Sport, le dirigeant de 65 ans a ainsi évoqué la possibilité de voir l’Italie accueillir un jour un tournoi du Grand Chelem.
« Nous pourrions organiser un Grand Chelem »
« Si, en plus de dépenser cinq milliards d’euros pour les Jeux olympiques — un événement immense et magnifique qui ne dure que quelques semaines — nous essayions d’investir un dixième de cette somme dans quelque chose capable de créer de la richesse sur les cent prochaines années, nous pourrions aussi organiser un Grand Chelem en Italie.
Il suffit de regarder l’impact économique du Masters 1000 de Rome sur la région : l’an dernier, il s’élevait à 895 millions d’euros, et cette année il devrait atteindre un milliard. Un Grand Chelem génère environ quatre fois plus de retombées économiques qu’un Masters 1000.
Cela représenterait près de quatre milliards d’euros d’impact, dont environ 600 millions en recettes fiscales supplémentaires. À titre de comparaison, les tournois internationaux rapportent aujourd’hui 148 millions d’euros, sans aide publique. »