Surtout ne montrer aucun signe de fébrilité. Le 10 janvier, devant son parti, le Fidesz, réuni en congrès national, Viktor Orbán a même sonné la mobilisation générale à trois mois des législatives du 12 avril. Pour le Premier ministre hongrois aux affaires depuis 2010, le scrutin s’annonce pourtant comme l’un des plus périlleux de sa carrière. Bousculé par une économie morose, malmené dans les sondages par l’opposant Péter Magyar, le national-populiste, fossoyeur de la démocratie libérale dans son pays, pourrait bien chuter après 16 années de règne autoritaire.
Malgré tout, le slogan de campagne dévoilé ce samedi 10 janvier, – « Le choix sûr » – met clairement en avant le chef de gouvernement. « Le message du Fidesz s’est simplifié à l’extrême : il faut voter pour le parti car c’est Orbán, pointe le politologue Gábor Török. Le Fidesz tente de convaincre hors de son électorat car il se rend compte que ses soutiens ne permettraient pas de gagner les élections avec certitude. Et il n’a pas de meilleur message à proposer. »