Vous avez remporté ce championnat de France en étant seul en tête tout au long de la course. Est-ce le scénario que vous espériez ?
Je voulais surtout prendre un bon départ, ce que j’ai fait, et essayer d’imposer mon rythme dès le premier tour. J’ai réussi à prendre une dizaine de secondes d’avance. Après, il fallait gérer la course sans faire d’erreur, en restant propre, et creuser l’écart quand les autres ne pouvaient pas accélérer, et c’est ce que j’ai réussi à faire. Donc oui, c’est la course parfaite.
Il n’y a aucun moment où vous avez tremblé ?
Non, je n’ai pas fait d’erreur, j’ai toujours été propre. Et physiquement, j’avais de bonnes jambes, donc ça m’a aidé à être propre techniquement aussi.
Vous étiez le grand favori de la course. Est-ce que c’était une pression supplémentaire ?
Oui, j’étais quand même assez stressé au départ de la course. Mais j’ai réussi à faire de ce stress une énergie supplémentaire pour gagner ce maillot.
Quelle est la suite du programme pour vous. Encore un peu de cyclo-cross avant de passer à la route ?
Oui, il me reste une Coupe de Bretagne (le week-end prochain à Saint-Donan). Ensuite, je vais couper jusqu’à début février avant de reprendre les entraînements pour la route.
Vous êtes-vous déjà fixé des objectifs pour la saison sur route ?
Non, pas forcément, je n’ai pas encore réfléchi à ça. On va voir ça avec mon coach pendant la coupure.
Entre le cyclo-cross et la route, où vous êtes aussi champion de France, avez-vous une préférence ?
Je préfère quand même le cyclo-cross, je m’y amuse un peu plus que sur la route, mais j’aime bien pratiquer les deux disciplines.
Vous attendiez-vous à dominer la saison de cyclo-cross comme vous l’avez fait ?
Non, je ne m’attendais pas forcément à être à ce niveau-là, à pouvoir gagner la Coupe de France et ce maillot. Je voulais faire le meilleur résultat possible aux championnats de France, mais aller chercher le maillot, je n’y pensais pas.