Après l’annonce préfectorale de la fermeture des écoles en Seine-Maritime et dans la Manche en raison du passage de la tempête Goretti attendue jeudi 8 janvier 2026 dans la soirée, les familles ont dû s’organiser en urgence. À Rouen, devant l’école Pouchet, sous la pluie, les jeunes élèves découvrent le programme inattendu de leur fin de semaine.
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Il est 16h30 devant l’école Pouchet en plein centre-ville de Rouen (Seine-Maritime). Un petit garçon quitte l’école en tenant la main de son père. Il énonce tout guilleret » J’ai pas école ce soir, j’ai pas école demain ! »
Les vacances de Noël viennent à peine de se terminer que le voilà déjà en week-end prolongé. Autour d’eux les parents sortent les parapluies : quelques gouttes commencent à tomber comme un avant-goût de la météo annoncée pour le lendemain.
En raison des conditions météorologiques exceptionnelles prévues, l’ensemble des écoles, collèges et lycées des départements de la Manche et de la Seine-Maritime seront fermés ce vendredi 9 janvier 2026. ⬇️ pic.twitter.com/mPBjteolw7
— Académie de Normandie (@ac_normandie) January 8, 2026
Mathieu, 48 ans, commercial sans emploi depuis peu, vient chercher sa fille de 8 ans. « C’est moi qui la garderai demain. Mon épouse, elle, sera au travail. »
Le quadragénaire s’étonne tout de même de cette décision. « Quand j’étais gamin, qu’il pleuve ou qu’il vente on allait à l’école. » Mais il fait confiance aux prévisions de Météo France. Le programme est déjà calé. « Exercices le matin, puis on fait à manger, on se repose l’après-midi. Ils auront un grand week-end. »
Pour Marie, en revanche, l’organisation va être plus contrainte. Pas de papy, mamy ou d’amis à solliciter pour garder sa fille. « J’ai dû poser un jour de congé. »
Sous un parapluie, Jean-Paul retraité attend lui aussi devant l’école. Pour le lendemain, aucun souci. Il sera disponible. Il a même proposé à sa voisine Karine de garder sa fille. Elle n’en aura pas besoin. « Son père est professeur, » explique-t-elle. « Avec la fermeture des établissements, il ne travaille pas demain. »
Pour Ivan, travailleur indépendant, la semaine avait déjà mal commencé. La tempête ne l’aidera pas à bien la clore. « Avec la neige et maintenant le vent et la pluie, je n’aurai réussi qu’à travailler un seul jour cette semaine. » Demain, il gardera sa fille. Comme beaucoup il a appris la fermeture de l’école via l’application de l’établissement en début d’après-midi.
Une semaine décidément rythmée par les alertes météo, plus que par les contraintes du travail scolaire ou pas.