Dans une rencontre qui avait bien mal démarré pour eux, menés 22 à 0 à la pause, les Parisiens ont finalement opéré une magnifique remontée en deuxième période. La bande à Giorgi Melikidze s’est finalement imposée 27-25 et est en tête de la poule 3.

Remaniés où Léo Barré, Romain Briatte ou Giorgi Melikidze ont débuté sur le banc, les joueurs du Stade Français sont passés par toutes les émotions ce samedi après-midi face aux Chiefs d’Exeter. Auteurs de deux périodes aux visages différents, les Parisiens l’ont finalement emporté après une fin de match irrespirable (27-25).

Imprécis en première mi-temps

Alors que le coup d’envoi a été légèrement décalé au Stade Jean-Bouin en raison d’une alarme stridente, les Parisiens ont été cueillis à froid par les Chiefs. Dès les premières minutes, les Parisiens ont l’opportunité d’investir les 22 mètres anglais mais des fautes de main mettent fin aux offensives. Face aux fautes de main et autres imprécisions techniques, les Chiefs n’en demandaient pas tant et s’incrustent dans les 22 mètres adverses. Une inspiration géniale de Charles Laloi (0-0, 9e) permet aux Stadistes de repousser le danger. Les pénalités s’enchaînent pour les soldats roses mais les imprécisions en touche et dans les espaces de conquête agacent le staff parisien. Au quart d’heure de jeu, Lester Etien profite d’un cafouillage sur un ballon aérien mais Henry Slade plaque l’ailier en touche (0-0, 14e).

Dans la foulée, Exeter climatise Jean-Bouin ! Thibaut Motassi se faufile et trouve Gabrillages en soutien qui cherche la passe après-contact. Feyi-Waboso profite d’une mauvaise transmission pour s’échapper seul en contre. Après un plaquage, le ballon circule dans le jeu ouvert et Brown-Bampoe aplatit dans le coin gauche, après un visionnage à la vidéo et c’est transformé par Henry Slade (0-7, 16e). Le match reprend mais les Chiefs gagnent les duels aériens, de quoi empêcher les hommes de Morgan Parra d’initier des attaques pour scorer. Les minutes se suivent et les fautes de main s’enchaînent, à l’image d’un en-avant de Tani Vili dans ses 22 mètres. Après une faute du pack parisien en mêlée, Henry Slade donne dix points d’avance à Exeter (0-10, 34e). Après la sirène, la franchise anglaise investit les cinq mètres adverses. Après plusieurs phases de pick and go, c’est finalement Scott Sio qui fait plier la défense des Stadistes (0-17, 40+3e).

Ultra-efficaces en deuxième période

Au retour des vestiaires, les Parisiens ne pouvaient pas moins bien démarrer ! Sur un ballon porté, Scott Sio s’offre un doublé mais Henry Slade connaît un échec (0-22, 46e). Le staff du Stade Français procède à ses premiers changements et Léo Barré entre notamment en jeu. Six minutes plus tard, l’international français est à l’initiative de la rébellion. Après une phase de pick and go où il a buté sur la ligne défensive adverse, Giorgi Melikidze franchit la ligne d’essai en force mais Barré manque la transformation (5-22, 53e). Les Stadistes ne montrent plus le même visage sur la pelouse et sont poussés par leur public qui retrouve un élan dans les tribunes. Léo Barré veut trouver une longue touche sur une pénalité mais il se manque. Finalement, les Chiefs dégagent et sur un ballon porté, les Parisiens avancent. Etien tente de se faufiler mais c’est finalement Thibaut Motassi qui allonge le bras sur son dernier ballon du match (12-22, 60e).

Après l’heure de jeu, le Stade Français est survolté. Fisilau fait écrouler un ballon porté parisien et écope d’un carton jaune (12-22, 64e). Après un essai de pénalité pour les Parisiens, Lewis Pearson rejoint aussi le banc et laisse les siens à 13 contre 15 (19-22, 65e). Cet essai annonce un dernier quart d’heure électrique et Jean-Bouin bascule dans l’hystérie. En double supériorité numérique, les Parisiens jouent vite dans le côté ouvert et Charles Laloi donne l’avantage aux siens pour la première fois du match mais Barré connaît un échec en coin (24-22, 68e). Dans les dernières minutes, Henry Slade redonne l’avantage à Exeter avec un drop (24-25, 73e). À trois minutes de la sirène, Léo Barré réussit une pénalité à 34 mètres des perches (27-25, 77e). Après la sirène, Henry Slade pense climatiser définitivement l’enceinte parisienne mais un ultime grattage de Giorgi Melikidze scelle le succès des Stadistes. Le Stade Français l’emporte avec le bonus offensif, tandis que les Chiefs repartent de la capitale française avec le point du bonus défensif. Plus que jamais, les hommes de Paul Gustard sont premiers du groupe 3 et confirment leurs ambitions élevées en Challenge Cup.