La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a assuré ce samedi 10 janvier que « l’Europe se tenait pleinement » aux côtés des Iraniens qui manifestent massivement contre le régime des mollahs.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré ce samedi 10 janvier que l’Europe soutenait « pleinement » les manifestations massives en Iran et condamnait la « répression violente » contre les participants.
« Les rues de Téhéran, et des villes du monde entier, résonnent des pas des femmes et des hommes iraniens qui réclament la liberté. La liberté de parler, de se rassembler, de voyager et, surtout, de vivre librement. L’Europe se tient pleinement à leurs côtés », a affirmé Ursula von der Leyen sur X.
« Nous condamnons sans équivoque la répression violente de ces manifestations légitimes. Les responsables resteront dans les mémoires du mauvais côté de l’histoire », a-t-elle ajouté.
Au moins 51 manifestants tués
Les craintes montent d’une brutale répression en Iran, coupé du monde par un blocage d’internet, après de nouvelles manifestations dans la nuit dans le cadre d’une mobilisation inédite depuis trois ans contre le régime des mollahs.
Depuis le début le 28 décembre de la contestation, initialement liée au coût de la vie, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés, a dénombré ce vendredi l’organisation Iran Human Rights, basée en Norvège. Elle a diffusé des images montrant, selon elle, des cadavres de manifestants empilés sur le sol d’un hôpital de Téhéran.
L’ONG Amnesty International a dit analyser des éléments « inquiétants » semblant montrer une intensification de la répression ces derniers jours.
Les Iraniens sont privés d’internet depuis 48 heures à la suite d’une coupure imposée par les autorités sur l’ensemble du territoire, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Dans ces conditions, peu d’informations filtrent.
La coupure d’internet vise « à dissimuler les violences infligées lors de la répression », ont mis en garde les cinéastes iraniens dissidents, Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, appelant la communauté internationale à « mettre en place des moyens de communication » pour surveiller la situation.
Après une forte mobilisation jeudi, de nouveaux rassemblements ont secoué Téhéran et d’autres grandes villes dans la nuit de vendredi à samedi, selon des images vérifiées par l’AFP, diffusées sur les réseaux sociaux via des moyens satellitaires.