Posted On 10 janvier 2026
Quand ça veut pas, ça veut pas. La nouvelle année ne s’est pas accompagnée d’un nouvel élan pour la candidate des Verts, Laurence Ruffin, qui continue de patiner péniblement et ne parvient pas à insuffler de dynamique à sa campagne.
UNE CAMPAGNE NÉE DANS LA DOULEUR, QUI SE POURSUIT DANS LA DOULEUR
Finalement c’est comme si le désastre de la désignation de la candidate, poussée par Eric Piolle qui n’a pas hésité à faire usage de pressions et menaces y compris d’ordre privé sur l’une de ses adjointes historiques, avait laissé une tâche indélébile, une malédiction sur son camp qui ne s’en relève toujours pas. La tête de liste Laurence Ruffin est née dans la douleur, sa campagne se poursuit dans la douleur. Rien de ce qu’elle a entrepris jusque-là n’est parvenu à lui donner un second souffle.
Mediapart en septembre. Laurence Ruffin est toujours empêtrée dans le « fiasco ».
LANCEMENT, INAUGURATION DU LOCAL : BIDE SUR BIDE
Le lancement officiel de sa candidature dans le hall du Palais des Sports en octobre ? Un bide retentissant, réunissant à grande peine une poignée de militants et surtout des élus de la majorité Piolle sortants, jouant des coudes pour se recaser sur la liste de ce qu’ils entendent être un mandat « Piolle III ». L’inauguration de son local en décembre ? Pas mieux, les mêmes personnes, en encore moins nombreuses.
RUFFIN RÉUNIT 40 MILITANTS ET ÉLUS POUR SES VOEUX…
Ruffin comptait donc sur ses vœux, ce mardi 7 janvier, pour relancer la machine. Encore un échec, avec toujours moins de monde que pour les deux précédents événements ! Dans une ambiance sinistre, une petite quarantaine de militants et sympathisants vieillissants des écolos, de vieux parrains du système Verts/ADES (Raymond Avrillier, Vincent Fristot) et d’élus Piollistes sortants (Nicolas Kada, Céline Deslattes..) se sont retrouvés.


Ambiance, affluence et jeunesse pour les vœux aux Grenoblois de la candidate des Verts…
« ET SURTOUT LA SANTÉ » PAR CEUX QUI ONT FAIT PLONGER GRENOBLE POUR LA SANTÉ
Le thème choisi et placardé sur les affiches de la candidate, « et surtout la santé », n’a semble-t-il pas convaincu. Comme on pouvait s’en douter, elle s’est contentée de ses généralités habituelles, affirmant qu’il faut « garantir l’accès aux soins » et une « ville qui protège » mais sans jamais rentrer dans le détails du comment.
Il faut croire que les Grenoblois ne sont pas dupes : qui serait assez masochiste pour faire confiance sur le sujet à ceux qui, par idéologie et imprévision, nous ont fait passer sous la moyenne de médecins par habitants, et en passe de finir avec 1 Grenoblois sur 3 sans médecin traitant !
LES VERTS MALS ACCUEILLIS Y COMPRIS À L’ESTACADE
À 2 mois du scrutin, c’est donc toujours la crise pour les Verts, à qui il ne reste plus beaucoup de cartouches pour essayer de se réinventer. Sur le terrain ça ne prend pas non plus : la Marie-Chantal a bien tenté une excursion au marché de l’estacade le week-end dernier, réputé sociologiquement proche des Verts, et pourtant c’est peu de dire que l’accueil réservé par les Grenoblois a été à l’image de la météo : glacial.
UN SYSTÈME ANTHROPOPHAGE À BOUT DE SOUFFLE
Il faut dire qu’on pourrait difficilement faire moins envie que le camp Ruffin. Tributaires d’un bilan désastreux sur les plans financier, sécuritaire, social, écologique. Cernés par les condamnations récentes (du Maire, de l’un de ses adjoints) et les affaires en cours (l’affaire Piolle/Martin, la curieuse indemnité de départ au conjoint d’une adjointe, employé par la ville).
Piolle/Ruffin, un système en fin de vie
Rongés par la violence. Ils se dévorent entre eux : Piolle a tué l’une de ses adjointes les plus fidèles, Lucille Lheureux (Verts), qui voulait être candidate tête de liste, pour imposer Ruffin. Pas franchement reconnaissante, cette-dernière le remercie en l’effacant de sa campagne et en refusant d’apparaitre avec lui parce qu’elle le considère comme un boulet corrosif tant il est rejeté par les Grenoblois.
LES RALLIEMENTS D’OPPORTUNISTES N’ONT RIEN APPORTÉ
Ce n’est pas le pauvre ralliement du PS grenoblois qui a changé la donne : celui-ci était déjà en état de mort encéphalique et ce ne sont pas les apparatchiks avides de postes au point de trahir leurs engagements, Amandine Germain, Cécile Cénatiempo, Hassen Bouzeghoub qui apportent quoi que ce soit aux Verts. Pas plus que le ralliement tout aussi opportuniste de l’ex LFI Alan Confesson, actuel adjoint au commerce : habitants et commerçants savent à quoi s’en tenir avec celui dont le bilan aura été de multiplier par 2, à 12%, bien au-dessus des moyennes, le taux de vacance commerciale.
L’HÉRITIÈRE QUI NE VEUT PAS ASSUMER LE BILAN EST DANS UNE IMPASSE…
Ruffin est en fait dans une impasse. Si elle s’expose trop, elle sera systématiquement ramenée au bilan de son prédécesseur qu’elle tente de fuir comme la peste. Et en ne s’exposant pas, en parlant le moins possible aux Grenoblois pour ne pas prendre de coups, elle est condamnée à ne pas pouvoir élargir sa campagne. Elle ne peut compter que sur la sociologie de la ville, où il existe il est vrai un socle électoral pour les « écolos » autour de 25/30%…
… ET OUVRE LA PORTE DE GRENOBLE À CEUX QUI VEULENT LE CHANGEMENT
… ce qui peut faire une base au premier tour, mais ne sera jamais suffisant pour l’emporter au second. Cela signifie très concrètement que si les Grenoblois qui aspirent au changement pour la ville font bloc, si les candidats qui se lancent dans des aventures personnelles ou dictées par des appareils politiques font preuve de responsabilité, la victoire d’un projet de rupture est à portée de main (à portée d’urne) le 22 mars prochain.
LES VOEUX DU CHANGEMENT : LA FINALE POUR GRENOBLE
C’est dans ce climat d’espoir pour des lendemains meilleurs à Grenoble qu’Alain Carignon et le collectif Réconcilier Grenoble qui l’accompagne organisent leurs vœux aux Grenoblois le lundi 19 janvier à 19h, au Stade des Alpes (entrée sud). Tous ceux qui n’acceptent pas l’état de la ville actuel doivent se mobiliser et mobiliser leurs proches en vue de cette échéance.
À quelques semaines des élections, l’engagement de chacun est primordial pour éviter le mandat Piolle/Ruffin de trop, qui serait probablement fatal pour Grenoble.
