La Belgique se dote d’un centre de soutien en matière de guerre électromagnétique.
Sur proposition du ministre de la Défense Theo Francken, le Conseil des ministres a marqué son accord sur la signature d’un Memorandum of Understanding (MOU) avec le Royaume-Uni pour la création du Joint Electromagnetic Warfare Support Center (JEWSC) belge et sa mise en service, annonce le ministre par voie de communiqué.
La guerre électromagnétique repose sur l’utilisation des communications électromagnétiques (ondes radio, infrarouges ou systèmes radar) et la perturbation des communications ennemies. « Quiconque ne dispose pas d’un avantage dans ce domaine met en péril son personnel et ses missions ».
Le centre soutiendra la Défense dans quatre missions clés dans le cyberespace : protéger, défendre, collecter des informations et intervenir. Concrètement, il s’agit notamment de gérer et d’analyser les données électromagnétiques, de reprogrammer les données de mission pour les systèmes d’armes et de soutenir le renseignement, la surveillance et la reconnaissance.
Pour ce projet, la Défense collabore délibérément avec le Royaume-Uni, ajoute M. Francken. « Ce pays possède une grande expérience dans ce domaine et dispose d’un modèle de coopération efficace. Des projets antérieurs montrent que le Royaume-Uni est un partenaire fiable et expérimenté pour la Défense ».
Dans le cadre du partenariat, un bureau de programme commun sera créé en Belgique, qui servira de point de contact central pour le développement du JEWSC 2.0. Le projet comprend également des investissements dans la formation et les entraînements, une infrastructure informatique, des logiciels spécialisés pour les nouveaux systèmes d’armes et le développement d’un environnement de test.