Dans l’analyse des données, il s’avère que 6 168 officiers ont perdu la vie. Le projet de surveillance Killed in Ukraine avance même le chiffre de 7 495 officiers décédés depuis le début de l’offensive. Parmi ceux-ci, le média indépendant russe The Insider a recensé pas moins de 19 généraux. Le pouvoir russe n’a pas confirmé tous ces décès, de son côté.
Il s’agit « d’un nombre anormalement élevé », selon des experts interrogés. Les victimes sont des gradés de l’armée régulière mais également des généraux retraités qui ont repris du service sur base volontaire, notamment dans des organisations paramilitaires ou des unités d’élite comme Wagner ou Storm-Z.
Les décès sont également variés selon The Insider. Si un certain nombre de généraux sont décédés sur les champs de bataille, plusieurs sont également morts en dehors du front ces derniers mois. Plusieurs d’entre eux ont succombé dans des frappes de missiles ou même lors d’opérations de sabotage et d’attentats à la voiture piégée perpétrés en territoire russe.
Alors pourquoi ce chiffre est si élevé ? Pour The Insider, le nombre important de généraux tués depuis près de quatre ans révèle plusieurs failles, notamment dans la sécurité intérieure de la Russie. D’autre part, cela montre également l’obligation des généraux de prendre des risques sur le front ukrainien pour pallier les problèmes de communication et remonter le moral des troupes présentes en première ligne.