
Les espaces d’exposition jouent avec la rondeur du bâtiment.
Sophie Zénon
La proximité de l’eau a longtemps compliqué la présentation et la conservation de photographies dans cette enceinte alors sans cimaises. Mais au fil des ans, le Château d’eau a été aménagé et doté d’un centre de documentation, puis d’une galerie supplémentaire, sise sous les arches du Pont-Neuf et débouchant aux confins du centre hospitalier de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques, de l’autre côté de la rue. Une nouvelle mue restait nécessaire, notamment pour rendre le bâtiment accessible à tous.
« L’Humus du monde »
Fin novembre, le Château d’eau a rouvert ses portes au public après dix-huit mois et 4,2 millions d’euros de travaux. L’ancienne annexe abrite désormais boutique et billetterie, et les expositions se déploient sur des espaces agrandis ou nouvellement créés, très spectaculaires.

Une des œuvres présentées dans le volet « Arborescences » de l’exposition « L’Humus du monde ».
Sophie Zénon
Pour sa réouverture, le Château d’eau a invité la photographe française Sophie Zénon à investir la totalité des espaces d’exposition. Elle y décline son travail, sous l’intitulé « L’Humus du monde », en trois chapitres complémentaires : avec « Rémanences », elle ausculte les paysages de guerre et les traces laissées dans la végétation par la Première Guerre mondiale. Le volet « In Case We Die », interroge notre rapport à la mort, en dialogue avec des objets et œuvres prêtées par des institutions toulousaines. Enfin, l’artiste raconte sa propre histoire familiale avec « Arborescences ». À découvrir jusqu’au 8 mars.