Drapeau du Royaume-Uni.

Drapeau du Royaume-Uni.

AFP
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© Chris Jackson

Le Royaume-Uni tape du poing sur la table. Face aux menaces répétées de Donald Trump de s’emparer du Groenland au nom de la lutte contre l’expansionnisme russe et chinois, des troupes britanniques pourraient prochainement être dépêchées sur l’île, rapporte GB News. Le gouvernement travailliste élabore des scénarios pour une éventuelle mission de l’Otan sur ce territoire. Des responsables britanniques ont récemment rencontré ses homologues allemands et français afin de poser les premières pierres de ces préparatifs.

Bien que ces projets en soient encore à leurs débuts, des troupes, des navires et des avions britanniques pourraient être mobilisés pour protéger le Groenland des menaces de la Russie et de la Chine invoquées par le président américain. « Nous partageons l’avis du président Trump : l’agression croissante de la Russie dans le Grand Nord doit être dissuadée et la sécurité euro-atlantique renforcée », a d’ailleurs déclaré une source gouvernementale au Telegraph.

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Trump n’exclut pas le recours à la force militaire

Les nations européennes espèrent qu’un renforcement de leur présence dans l’Arctique suffira à convaincre Donald Trump d’abandonner son projet. Le président américain n’a pas exclu le recours à la force militaire pour s’emparer de l’île, jurant que son pays « allait faire quelque chose au Groenland, qu’il le veuille ou non ». Il a également évoqué la possibilité de verser jusqu’à 100 000 dollars à chacun des 30 000 habitants pour qu’ils prêtent allégeance au drapeau américain.

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Les alliés de l’Otan ont discuté de cette proposition lors d’une réunion à Bruxelles. Les membres de l’organisation militaire ont demandé aux puissances alliées en Europe d’évaluer quelles mesures pourraient sécuriser la région arctique. L’opération pourrait aller du déploiement de troupes complètes à des exercices limités dans le temps, en passant par le partage de renseignements et la réorientation des dépenses de défense. Toute mission s’inscrirait vraisemblablement sous l’égide de l’Otan.

L’Union européenne préparerait également des sanctions contre des entreprises américaines si Donald Trump rejetait l’offre de l’Otan. Des géants technologiques comme Meta, Google, Microsoft ou X pourraient se retrouver soumis à des restrictions au sein de l’UE, tout comme les banques et institutions financières américaines.