Un Montpelliérain, souffrant de troubles psychologiques, a été condamné ce vendredi 9 janvier par le tribunal de Montpellier pour violence avec menace d’une arme.
Le décalage entre le discours de ce Montpelliérain 47 ans et la gravité des faits qui lui sont reprochés a plus qu’interpellé la justice. L’homme comparaissait ce vendredi 9 janvier pour violence avec usage ou menace d’une arme et détention sans déclaration de cette dernière. Des faits commis en septembre dernier, dans un appartement proche de la place Jean-Jaurès qui lui avait été mis à disposition dans le cadre d’un programme d’accompagnement social.
Des menaces envers sa voisine de 23 ans
Alors qu’un éducateur s’était présenté dans le studio à la suite d’une alerte sur des propos incohérents, l’accusé avait brièvement pointé sur lui une arme, en l’espèce un révolver d’alarme, tout en proférant des menaces à l’encontre de l’une de ses voisines âgée de 23 ans. Interrogée, cette dernière indiquera aux policiers n’avoir jamais eu affaire à lui, mais entendre régulièrement ses cris.
Le revolver aurait été trouvé entre deux poubelles, place Jean-Jaurès, puis stocké dans l’appartement. Et s’il l’avait en main au moment de l’arrivée de son éducateur, c’est en raison d’un grand ménage entrepris dans le logement. Des arguments qui n’ont pas convaincu les juges du tribunal correctionnel de Montpellier, attentifs au profil du mis en cause.
« J’ai besoin de soins »
Détenu à dix-neuf reprises, portant 34 mentions sur son casier judiciaire dont la première remonte à 1997, l’accusé présente également un trouble schizophrénique confirmé par un rapport d’expertise psychologique. En situation de handicap et en rupture familiale, désormais sans logement, il a reconnu ce vendredi « avoir besoin de soins. »
« J’avais cette arme. Quand quelqu’un s’est présenté j’ai eu peur. J’ai paniqué. Je ne savais pas que c’était un éducateur. » Retenant une « dangerosité certaine », le tribunal a prononcé une peine de douze moins de prison, avec maintien en détention, et une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.