En difficultés financières, le groupe lyonnais de restaurants/bars à bières a été placé en procédure de sauvegarde le 23 décembre 2025. En cause : de gros investissements et une baisse de fréquentation depuis la période covid.

C’est une institution aux lettres rouges bien connue de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le groupe lyonnais Ninkasi  brasse les difficultés. A tel point que son fondateur originaire de Saint-Etienne, Christophe Fargier a demandé un placement en procédure de sauvegarde, accepté le 23 décembre dernier. Dans un communiqué, le groupe déplore une baisse de chiffre d’affaire et de fréquentation dans ses restaurants « dans un contexte macro-économique contraint (COVID, crise ukrainienne, baisse du pouvoir d’achat…) ».

« La croissance du groupe Ninkasi progresse mais reste encore en deçà des niveaux attendus »

Pionnier de la bière artisanale en France, le Ninkasi est bien connu pour ses bars-restaurants festifs. On en compte  24 dans la région dont 2 dans la Loire ouverts en 2019 à Saint-Etienne et à Andrézieux-Bouthéon. Pour l’instant, les établissements ligériens ne sont pas en danger. Ils ne sont même pas concernés par la procédure de sauvegarde contrairement à quatre autres entités du groupe : « Ninkasi Entreprises », « Ninkasi Ale House », « Ninkasi immobilière » et « Ninkasi Fabriques » à Tarare près de Lyon. Cette dernière entreprise est en fait une toute nouvelle fabrique de bières artisanales qui a couté 32 millions d’euros.

La procédure de sauvegarde doit donc permettre d’éviter toute cessation de paiement et de préserver le projet du groupe, sans inquiéter les salariés. « La stratégie de développement du groupe Ninkasi demeure inchangée, les perspectives 2026 sont encourageantes et les équipes très engagées et soudées » ajoute le service de presse. Il faut dire que depuis la création du premier bar Ninkasi en 1997 à Lyon, le groupe n’a cessé de s’agrandir. La procédure en cours est valable 6 mois renouvelable une fois.