Une Mercedes 300 SL retrouvée dans un
parking de la capitale sera la star d’une vente aux enchères le 27
janvier.
EN BREF
- En 2026, Artcurial mettra aux enchères une Mercedes 300
SL Papillon de 1956, jamais restaurée, avec 34 000 km au
compteur. - Ce modèle rare, livré à Paris, est doté de toutes les
options sportives d’époque et n’a jamais été repeint. - Découvrez l’histoire fascinante de cette voiture unique,
estimée entre 2 et 5 millions d’euros, lors de l’événement à
Paris.
En marge de Rétromobile 2026, Articurial
met aux enchères une voiture rarissime. Retrouvée
dans un garage de Paris, cette Mercedes 300 SL Papillon devrait
rapidement trouver preneur. Avec 34.000 kilomètres au compteur, ce
bolide d »un autre temps fait partie des 30 exemplaires livrés en
France, en 1956. Au total, seuls 1.4000 véhicules de ce type ont
été produits.
Une Mercedes 300 SL Papillon d’origine
Il faut savoir que cette voiture n’a jamais été démontée ni
repeinte. Aucune pièce n’a été restaurée et elle est comme à son
origine. Elle dispose de toutes les options sportives
d’époque, avec une belle couche de poussière en prime.
Cela pourrait sembler gênant pour une vente mais c’est ce qui fait
son charme.
Le célèbre commissaire-priseur d’Artcurial déclare que cette
dotation est sortie d’usine et que seulement 60 exemplaires sont
éparpillés dans le monde. Par ailleurs, 106 véhicules de ce modèle
possèdent la teinte grise appelée « Graphit Graü
». Pour ce qui est du Papillon, il est sans doute le
dernier au monde a être d’origine.
Sous la poussière, un bolide hors du temps
En ce qui concerne les options sportives, elles sont similaires
sur les 29 modèles considérés comme « tout alu ». C’est le cas sur
la version NSL (pour « Nockenwelle Sport Leicht »). Elle comprend du
6 cylindres en ligne 3.0 et peut développer entre 215 et 240
chevaux. Pour les roues, il a été choisi des jantes Rudge à écrou
central mais aussi des suspensions revues. Considérée comme
extrêmement rare par celui qui gère la vente (Matthieu Lamoure),
cette Mercedes sera une des principales attractions de la
vente aux enchères ‘Automobile Legends’ qui aura
lieu au sein de l’Hôtel The Peninsula Paris (19 avenue Kléber,
75116 Paris) le 27 janvier à 14 heures.
Enfin, sachez que les plaques d’immatriculation sont d’origine
et que tous les numéros correspondent. De plus, aucun
panneau de carrosserie n’a été repeint. On retrouve même
une trousse à outils d’origine à l’intérieur du véhicule. Pour la
petite histoire, cette voiture avait été livrée neuve à Paris en
1956 à Claude Foussier, premier importateur Coca-Cola en Europe et
athlète olympique en tir sportif. En 1961, Jean Piger en fait
l’acquisition. Il la conserve jusqu’en 2014. Elle n’a donc plus
roulé depuis 11 ans et elle est de retour en France après un
passage en Allemagne. Ce qui est assez incroyable, c’est que son
propriétaire actuel vit à la même adresse que Claude Foussier, son
tout premier propriétaire (au 2 boulevard Suchet, dans le 16e
arrondissement de Paris). Cette Mercedes 300 SL est donc de retour
dans son premier garage parisien qui était le sien entre 1956 à
1961. Matthieu Lamoure, qui s’occupe de la vente, assure avoir
rencontré le premier propriétaire il y a 20 ans. Mais il ne voulait
pas la vendre aux enchères. Désormais, elle vaut entre 2 et 5
millions d’euros selon les experts.