Il revient désormais à la Russie de démontrer son intérêt pour la paix, après que Kyiv et ses alliés se sont entendus sur un plan de paix et des garanties de sécurité qui entreraient en vigueur à la suite d’un cessez-le-feu, a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

S’adressant aux journalistes, elle a précisé que le plan de paix correspondait à la proposition en 20 points discutée par le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy avec le président américain Donald Trump à la fin de l’année dernière.

Elle a ajouté qu’en plus du plan, des garanties de sécurité substantielles, robustes et clairement définies pour Kyiv étaient prévues de la part des États-Unis et de l’Europe.

« Désormais, c’est à la Russie de montrer qu’elle souhaite la paix », a affirmé Ursula von der Leyen.

Elle a souligné que les garanties de sécurité reposeraient d’abord sur les forces armées ukrainiennes, qu’elle a qualifiées de bien entraînées et aguerries au combat. Il incomberait aux Européens de veiller à ce que l’armée ukrainienne soit également bien équipée, a-t-elle précisé.

La seconde ligne de défense serait constituée de la « Coalition des volontaires » — 35 États incluant la plupart des pays de l’UE ainsi que le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Turquie.

« Il est très positif que les Américains soient impliqués, notamment dans la vérification et le suivi, mais aussi en tant que garant », a souligné Ursula von der Leyen.

Elle a ajouté que l’UE travaillait sur des plans visant à assurer la prospérité économique de l’Ukraine après un cessez-le-feu, avec des propositions qui seront détaillées dans un prochain « document de prospérité ». Ce texte présentera des mesures à court terme et sur la prochaine décennie pour dynamiser l’économie ukrainienne et soutenir sa reconstruction.
(Reportage de Jan Strupczewski ; Édition par Ros Russell)