Après avoir mené une opération surréaliste au Venezuela début janvier, qui s’est soldée par la capture du président Nicolás Maduro, les États-Unis de Donald Trump poursuivent les opérations militaires à l’extérieur de leurs frontières.

Et au moment où Donald Trump a répété que les États-Unis « se tenaient prêts à aider » le peuple iranien ce samedi 10 janvier, l’armée américaine menait des frappes « à grande échelle » contre le groupe jihadiste État islamique (EI)(Daech) en Syrie.

La raison de cette nouvelle opération militaire ? Il s’agit d’une réponse à une attaque ayant tué deux militaires américains et un traducteur en décembre sur le sol syrien. Dans un communiqué, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a expliqué sur X avoir mené, « en collaboration avec des forces partenaires, des frappes à grande échelle contre plusieurs cibles de l’EI à travers la Syrie ».

Les États-Unis ont déjà ciblé le groupe jihadiste depuis l’attaque meurtrière du 13 décembre dans la région de Palmyre, qui avait été contrôlée par l’EI avant qu’il ne soit défait en Syrie par une coalition internationale en 2019. Ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent épisodiquement de mener des attaques.

CNN précise, en citant un responsable américain, que l’opération lancée ce samedi a entraîné le tir de « plus de 90 munitions de précision pour atteindre plus de 35 cibles, à l’aide de plus de deux douzaines d’avions ».

Comme l’explique le commandement militaire américain « ces frappes s’inscrivent dans le cadre de l’opération Hawkeye, lancée et annoncée le 19 décembre 2025 sur ordre du président Trump ». Les frappes menées ce samedi « visaient Daech à travers la Syrie », est-il également précisé.

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