Morgane Rocchi, son mari et sa fille âgée de 5 ans avaient prévu de rentrer à Bastia par le dernier vol au départ de Marseille. À l’aéroport, la mère de famille apprend que l’avion qui aurait dû effectuer le trajet n’a pas pu décoller de Corse. « Des conditions dégivrantes à Bastia n’ont pas permis à l’A320 initialement programmé pour la rotation Bastia – Marseille – Bastia de décoller », expliquent les services d’Air Corsica à nos confrères.

« On a attendu 2 heures enfermés dans l’avion »

Une solution est alors trouvée : le dernier vol en partance de Paris-Orly fait escale à Marseille pour récupérer les passagers, dont Morgane et sa famille. « Le commandant de bord nous a expliqué qu’au lieu d’atterrir à Poretta à 22 h 40, nous y serions vers 23 heures », raconte à Corse Matin Charles, un occupant du vol d’Orly.

L’embarquement des nouveaux passagers débute vers 22 h, mais les complications arrivent. « On a attendu 2 heures enfermés dans l’avion avant que l’on nous explique ce qu’il s’était passé », affirme Morgane. Les voyageurs apprennent vers 0 h 30 que leur vol ne décollera finalement pas.

« Un engin de chargement a heurté la structure de la porte cargo de l’appareil »

La raison ? Un « problème technique » lié à un choc subit sur le fuselage de l’appareil. « Un engin de chargement a heurté la structure de la porte cargo de l’appareil immobilisant l’avion à Marseille pour la nuit », détaille Air Corsica à nos confrères.

Environ 150 passagers sont débarqués. « On ne comprenait pas grande chose, tout le monde essayait d’avoir des informations, témoigne Morgane. Et pendant ce temps, on attendait. […] Il y avait des personnes qui sortaient de dialyse, d’autres qui venaient de se faire opérer… » Elle obtient une chambre d’hôtel : « Nous y sommes entrés à 3 heures du matin. À 7 h 30 il fallait qu’on soit de retour à l’aéroport ».

« Contraints de passer la nuit à l’aéroport »

De retour à l’aéroport dans la matinée du mercredi 7 janvier, Morgane et sa famille apprennent qu’ils ne pourront pas embarquer avec le premier vol. « Nous avons été installés dans la salle de repos Aria Serena pour patienter, relate Morgane. C’est là que nous avons appris que certains passagers n’avaient pas été relogés, et avaient été contraints de passer la nuit à l’aéroport. » Une information ni confirmée, ni infirmée par la compagnie aérienne, précise Corse Matin.

Tout se conclut dans la soirée où la famille ainsi que l’ensemble des passagers concernés atterrissent (enfin) à l’aéroport Bastia-Poretta. « C’était interminable », termine Morgane.