Avant qu’Iron Maiden ne devienne l’un des piliers du metal mondial, son fondateur Steve Harris gérait seul les finances du groupe, notant les cachets dans un carnet et assurant toutes les tâches d’un manager.
Steve Harris gérait tout, jusqu’aux comptes du groupe
Dans une interview accordée à Metal Hammer, Steve Harris est revenu sur les débuts d’Iron Maiden, marqués par des galères financières récurrentes. Il tenait alors un carnet, non pas à titre personnel, mais pour suivre ce que le groupe gagnait : “Je notais simplement ce qu’on gagnait : cinq livres, quinze… C’était pour tout le groupe, pas chacun !”
Il y glissait aussi quelques remarques sur les concerts. Harris explique avoir arrêté dès que Paul Sears, le premier manager d’Iron Maiden, a pris le relais sur les comptes : “C’est un peu dommage, mais je faisais ça juste pour garder une trace de ce qu’on gagnait.”
Le groupe devait gérer avec les moyens du bord : “Tout ce qu’on gagnait repartait directement dans le matériel, les répétitions ou les véhicules”, confie-t-il. “Il ne restait rien. On offrait une bière aux roadies si on le pouvait, mais c’est comme ça pour la plupart des groupes à leurs débuts.”
En 2026, Maiden poursuit sa route, 50 ans après ses débuts
Iron Maiden célèbre cette année ses 50 ans avec la tournée Run For Your Lives, qui reprendra au printemps. Plusieurs dates sont prévues en France, notamment à Paris, Lyon et au Hellfest. Le groupe se produira aussi à Knebworth les 10 et 11 juillet, avant de poursuivre en Amérique jusqu’à la fin de l’année.
Portée par un nouveau batteur, Simon Dawson, la tournée a remis à l’honneur des morceaux rarement joués comme Murders In The Rue Morgue ou The Clairvoyant. Steve Harris affirme : “Tant qu’on aime ce qu’on fait, on continue. On apprécie chaque concert encore plus qu’avant.”