Posted On 11 janvier 2026

Avec les « volets verts », cet ensemble de logements sociaux les plus anciens de Grenoble, à l’Abbaye, les Grenoblois peuvent constater avec effroi le résultat du cumul de l’ignorance, de l’idéologie et du mépris de l’argent public.

Au début de son mandat, Eric Piolle Maire et Président d’Actis a fait évacuer ces logements en évoquant un risque de vétusté. 12 ans après, les annonces en grande pompe de confier à un promoteur privé une partie de l’ensemble immobilier, sont demeurées lettre morte. 

Rappelons l’épisode de janvier 2021, pendant lequel les logements inutilisés ont été occupés par des sans-abris cherchant un peu de chaleur en plein hiver. Les élus « humanistes » leur avait immédiatement coupé les fluides pour les faire déguerpir : eau, électricité, chauffage, rien n’avait été laissé. Rappelons que les Eaux de Grenoble sont présidées par l’adjoint Olivier Bertrand (Verts), GEG par l’adjoint Vincent Fristot (Verts/ADES) et la Compagnie de Chauffage par le roquet Alan Confesson (alors LFI)… les élus « humanistes » dans leurs oeuvres. 


Rien n’a bougé, rien ne bougera …

« L’URBANISME TACTIQUE » : UNE POUBELLE À CIEL OUVERT DE Y. MONGABURU (Verts/Ades)

Bien entendu les adjoints successifs à l’urbanisme, Pierre-André Juven et Margot Belair, deux élus Rouge/Verts n’ont fourni aucune explication aux raisons pour lesquelles le dossier est encalminé. 

La municipalité avait lancé une opération dite « d’urbanisme tactique (!) » avec son élu chargé de cette question, Yann Mongaburu (Verts/Ades) qui a été totalement absent. Des associations ont été logées provisoirement dans une partie des logements vides et le Conseil Municipal du 3 novembre dernier a prolongé jusqu’au 31 août 2026 les « occupations temporaires », renvoyant après les élections la vérité sur cette affaire, comme tant d’autres. 

« UNE DYNAMIQUE DE TRANSFORMATION URBAINE »

Rappelons que la municipalité, dans sa novlangue ridicule avait expliqué qu’elle prolongeait ces occupations « afin d’accompagner cette dynamique progressive de transformation urbaine » (!). On ne les refait pas. Menteurs un jour, menteurs toujours. 

Précisons que dans le cadre de ce projet, une villa acquise il y a 10 ans, pour loger des familles en difficultés au 16 rue Argouges est toujours vide ! Sa démolition est prévue dans le cadre du projet pour créer … 20 places de parking pour les 250 logements à venir. 


Rue Argouges, la villa vide depuis 10 ans acquise pour loger des familles en difficultés devrait être démolie pour réaliser 20 places de parking et à droite l’urbanisme tactique de Yann Mongaburu (Verts/Ades) qui fait vivre le quartier dans une poubelle depuis 10 ans aussi

L. RUFFIN VEUT CONSTRUIRE 5000 HLM SUPPLÉMENTAIRES

Ce fiasco social, économique, financier, urbanistique est camouflé dans une opacité totale. Aucun élu ne fera la transparence. Au lieu de répondre sur le pourquoi de cet échec et de ces logements vides, Laurence Ruffin, la candidate de Piolle poursuit dans le déni et la fuite en avant : elle promet … 5000 HLM supplémentaires dans une ville qui compte environ 3000 logements sociaux vides et qui est devenue la première de France pour les ilots de chaleur du fait de l’urbanisation.

LE PROJET DE L’ABBAYE N’EST PAS VIABLE

Le projet de l’Abbaye n’est pas viable. Pas plus que celui de la tour Chavant de la Poste. En confiant au  promoteur immobilier OGIC des bâtiments existants pour y créer 135 logements à 4000 € le m2, la municipalité crée une situation impossible. Qui achèterait à ce prix au milieu des HLM ? Quand on sait que Rue Dupleix, Parc Condé juste en face, de potentiels acheteurs rebroussent chemin pour des prix moitié moindre lorsqu’ils voient l’état de dégradation du secteur ?

MÊME LES LOGEMENTS ÉTUDIANTS SONT MENACÉS

Le promoteur va lancer  les 90 chambres d’étudiants car elles représentent peu de risques dans une ville étudiante. Encore que pour la première fois de leur histoire les résidences étudiantes d’Europole, ne font plus le plein, les familles extérieures à Grenoble refusant de loger leurs enfants près de Saint Bruno compte tenu de la « réputation « du quartier. Qu’en sera t-il demain de l’Abbaye ?


L. Ruffin veut continuer Piolle sans le dire. Source Hervé de Greuhnoble

L. RUFFIN VEUT TRICHER AVEC LES GRENOBLOIS

Comment une telle gestion est- elle encore possible en 2026 dans une ville exsangue financièrement et écrasée d’impôts ? Laurence Ruffin ne dit mot sur tous ces sujets désirant tricher avec les grenoblois pour leur cacher qu’elle ne changera rien de rien. Le résultat attendu est connu.

La cité de l’Abbaye est tombée dans de mauvaises mains. 

Crise du logement aggravée, paralysie des projets urbains, renchérissement sans fin des déficits d’opération à régler par le contribuable, baisse généralisée de la valeur des biens. La cité de l’Abbaye, ces volets verts qui font partie de l’histoire sociale et urbaine de la ville, est tombée dans de mauvaises mains politiques. 

Une fois de plus seul un changement en mars  prochain peut faire redémarrer le projet sur de nouvelles bases plus proches du réel et avec l’objectif de revaloriser un quartier qui en a autant besoin que toute la ville.