03:12
Trump affirme que l’Iran «veut négocier» et qu’une réunion «est en cours de préparation»
Le président américain Donald Trump a déclaré que les dirigeants iraniens avaient appelé pour «négocier» après ses menaces d’opération militaire, alors que la République islamique est aux prises avec des manifestations massives contre le gouvernement.
«Les dirigeants iraniens ont appelé» samedi, a indiqué Donald Trump à des journalistes à bord d’Air Force One, ajoutant qu’«une rencontre est en cours de préparation (…) Ils veulent négocier».
Le président américain a prévenu cependant que «nous pourrions devoir agir avant une rencontre».
02:57
Iran: le fils de l’ancien chah appelle les forces de sécurité à «rejoindre le peuple»
Le fils de l’ancien chah d’Iran et figure de l’opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, a appelé dimanche les forces de sécurité iranienne à «rejoindre le peuple», alors que le gouvernement tente de réprimer un vaste mouvement de contestation.
«Les employés des institutions publiques, ainsi que les membres des forces armées et de sécurité, ont un choix à faire : se tenir aux côtés du peuple et devenir des alliés de la nation, ou bien se rendre complices des meurtriers du peuple – et porter la honte et la condamnation éternelles de la nation», a écrit Reza Pahlavi sur son compte X.
02:36
Trump affirme que l’armée américaine étudie «des options très fortes» concernant l’Iran
Donald Trump a déclaré que l’armée américaine étudiait des «options très fortes» concernant l’Iran, au moment où les craintes d’une répression meurtrière du mouvement de contestation dans le pays se renforcent.
«Nous examinons la question très sérieusement. L’armée examine la question, et nous étudions des options très fortes. Nous allons prendre une décision», a dit le président américain aux journalistes à bord de son avion Air Force One.
Hier
22:00
Une vidéo vérifiée par l’AFP montre des corps amoncelés devant une morgue près de Téhéran
Une vidéo, dont la localisation a été authentifiée dimanche par l’AFP, montre des dizaines de corps amoncelés à l’extérieur d’une morgue au sud de Téhéran, que des ONG de défense des droits humains désignent comme les victimes de la répression des manifestations en Iran.
Les images, géo-localisées à la morgue de Kahrizak au sud de la capitale iranienne, montrent des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de Téhéran, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.
La vidéo a été publiée en ligne pour la première fois samedi. La morgue est connue officiellement sous le nom de Centre médico-légal de diagnostic et laboratoire de la province de Téhéran. L’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, indique que ces images «montrent un grand nombre de personnes tuées lors des manifestations nationales en Iran».
L’organisation Hengaw, également basée en Norvège, affirme avoir elle-même authentifié ces images montrant «des dizaines de corps ensanglantés à l’intérieur et à l’extérieur de la morgue de Kahrizak», témoignant d’un «crime d’une ampleur et d’une gravité considérables».
Des défenseurs des droits humains ont accusé les forces de sécurité d’utiliser des balles réelles pour réprimer les manifestations qui durent depuis deux semaines, dans un contexte de coupure d’internet depuis plus de 60 heures dans le pays. Ils craignent que des centaines de personnes aient déjà été tuées.
20:47
Le gouvernement iranien décrète trois jours de deuil national pour les «martyrs» de la «résistance»
Le gouvernement iranien a décrété dimanche trois jours de deuil national pour les «martyrs» de la «résistance», notamment les membres des forces de sécurité tués lors des manifestations, et appelé à des rassemblements en soutien à la République islamique lundi, a annoncé la télévision d’État.
Le gouvernement a décrit la lutte contre ce qu’il appelle des «émeutes» comme une «bataille de résistance nationale iranienne contre l’Amérique et le régime sioniste (Israël NDLR)».
Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une «marche de résistance nationale» avec des rassemblements dans tout le pays pour dénoncer les violences commises, sleon lui, par des «criminels terroristes urbains».
20:24
Hyperinflation, contestation du régime des mollahs, répression… En vidéo, le récit du mouvement en cours en Iran
19:17
Selon le Wall Street Journal, Donald Trump devrait tenir un briefing sur les options concernant l’Iran mardi
Le président américain Donald Trump devrait être informé mardi par de hauts responsables de son administration des options spécifiques pour répondre aux manifestations en Iran, a rapporté dimanche le Wall Street Journal, citant des responsables américains.
La réunion portera sur les prochaines étapes possibles, notamment des frappes militaires, le déploiement d’armes cybernétiques secrètes contre des sites militaires et civils iraniens, l’imposition de nouvelles sanctions contre le gouvernement iranien et le renforcement des sources antigouvernementales en ligne, a rapporté le Journal.
La Maison Blanche a déclaré n’avoir aucun commentaire à faire sur ce rapport.
18:50
REPORTAGE – À Paris, plus de deux mille personnes rassemblées pour «accompagner la “déislamisation” de l’Iran»
«Nous ne voulons pas détourner le regard.» Tel est le mantra des manifestants, ce dimanche 11 janvier, place Victor-Hugo. Alors que de nombreux rassemblements se déroulent à Londres, Vienne ou Sydney pour soutenir le peuple iranien, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés aujourd’hui à Paris, dans le 16e arrondissement, pour «accompagner la “déislamisation” de l’Iran».
À 15 heures, la place s’est peu à peu recouverte de drapeaux «Lion et Soleil», emblème de la Perse royale effacé par la République islamique en 1980. La Marseillaise a retenti. Des drapeaux de la monarchie iranienne se sont agités. Des portraits de Reza Pahlavi, l’ancien prince héritier et figure de l’opposition en exil, se sont dressés. Une grande sérénité se dégageait alors de la foule. Les dernières notes de l’hymne national français ont résonné et, dans ce silence de recueillement, une voix masculine a crié «vive le roi !» Debout sur un char, une femme a pris le micro. «Nous sommes là aujourd’hui pour faire résonner la voix de l’Iran. Le silence est une trahison, une honte. Nous refusons de détourner le regard. Le monde entier doit voir, entendre et agir. Maintenant !»
Dans la foule, nombre de manifestants ont tout juste trente ans. Ils ont quitté leur pays pour poursuivre leurs études ici, en France. Ce sont, pour la plupart, de futurs ingénieurs ou chercheurs. Ces jeunes intellectuels ne s’imaginent pas retourner vivre en Iran. Peut-être, un jour… «après la révolution», sourit Alan, 25 ans, étudiant en informatique. Mais ce n’est pas la question. Aujourd’hui, cette manifestation à Paris, c’est surtout une question de «loyauté», d’«attachement à la terre», de «fraternité», de «reconstruction nécessaire», et de «liberté», disent-ils.
À Paris, plus de deux mille personnes rassemblées pour «accompagner la “déislamisation” de l’Iran»
18:42
Plusieurs milliers de personnes manifestent à Londres
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Londres pour soutenir la contestation en cours contre le pouvoir en Iran, lors de différents rassemblements devant l’ambassade iranienne et Downing Street.
Dans l’après-midi, ils étaient plusieurs milliers à avoir convergé devant la résidence officielle du Premier ministre britannique, brandissant des drapeaux iraniens de l’époque ayant précédé l’instauration de la république islamique en 1979.
«Nous voulons la révolution, changer le régime», témoigne auprès de l’AFP Afsi, 38 ans, vivant à Londres depuis sept ans, et qui n’a pas de nouvelle de ses proches en Iran avec la coupure d’internet qui dure depuis plus de 60 heures dans le pays.
La contestation qui a débuté le 28 décembre à Téhéran contre la cherté de la vie a pris de l’ampleur ces derniers jours. Et au moins 192 sont mortes, selon l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège.
Ce n’est pas la première fois que la République islamique fait face à un tel mouvement de révolte, mais «cette fois, nous avons de l’espoir», assure Afsi.
Des femmes affichent des pancartes avec l’image de Reza Pahlavi, le fils exilé du dernier Shah d’Iran, alors que des manifestants se rassemblent en soutien aux manifestations nationales en Iran, à Londres, en Grande-Bretagne, le 11 janvier 2026.
Isabel Infantes / REUTERS
18:27
Turquie : les Iraniens d’Istanbul interdits de manifester
La Turquie, pays majoritairement sunnite, partage 500 km de frontière et trois points de passage avec son grand voisin chiite dont elle accueille officiellement plus de 74.200 citoyens détenteurs de permis de séjour et 5.000 réfugiés. Nombre d’entre eux ont renoncé à ce rassemblement non autorisé dimanche.
Vendredi soir, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, a dénoncé l’ingérence d’Israël dans la situation en Iran.
«Bien qu’issues de raisons légitimes et de problèmes structurels, les manifestations sont également instrumentalisées depuis l’étranger, par les rivaux de l’Iran», a-t-il dit en désignant «le Mossad», les services de renseignements israéliens.
À ce stade, le président Recep Tayyip Erdogan ne s’est pas exprimé sur le sujet.
17:19
Le fils de l’ancien chah se dit «prêt à retourner en Iran» dès que possible
Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, a affirmé dimanche être «prêt à retourner en Iran» à la première opportunité et à y mener une transition politique.
«Je suis prêt à retourner en Iran dès que possible. C’est déjà en préparation», a expliqué Reza Pahlavi dans l’émission «Sunday Morning Futures» sur Fox News. «Mon travail consiste à mener cette transition afin de m’assurer que tout soit mis en oeuvre, dans une transparence totale, pour que les citoyens puissent élire librement leurs dirigeants et décider de leur propre avenir», a-t-il ajouté.
Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi.
Abdul Saboor / REUTERS
17:17
«Cela fait 47 ans que le pouvoir iranien emprisonne et n’hésite pas à violer et tuer pour rester en place», fulmine Morgane dans la manifestation à Paris
Drapeau iranien autour du cou et lunettes de soleil sur le nez, Morgane, 33 ans, est venue à la manifestation avec son père, son frère et sa belle-mère. Si Morgane est née en France, elle a «grandi avec l’Histoire et la culture si riche de l’Iran».
Manifester aujourd’hui est, pour elle, une façon de «ne pas détourner le regard». «Ne pas parler, c’est être complice de ce gouvernement. Si nous sommes venus en famille aujourd’hui, c’est pour être la voix du peuple iranien qui est dans un black-out total depuis le 8 janvier. Cela fait 47 ans que le pouvoir iranien emprisonne et n’hésite pas à violer et tuer pour rester en place», déplore-t-elle, évoquant «la fin de la république islamique».
«L’Iran est une civilisation millénaire avec une histoire incroyable, j’aimerais que la communauté internationale s’en rende compte», ajoute-t-elle, «il y a une différence entre le peuple et le gouvernement iranien. Beaucoup ne connaissent que la république islamique, alors que l’Iran, ce n’est pas que ça».
16:58
«Les Iraniens ont plus d’espoir aujourd’hui qu’il y a quelques années», déclare Setty, 44 ans, à Paris
Setty regarde la foule avec une sorte de force tranquille. «C’est la manifestation de la fin du régime», sourit-elle, l’œil serein. «Les Iraniens ont plus d’espoir aujourd’hui qu’il y a quelques années», poursuit cette architecte d’intérieur de 44 ans.
Setty se rend régulièrement en Iran. L’été dernier, elle a décidé qu’elle ne porterait plus le voile dans la rue. «C’était la première fois de ma vie que j’étais en Iran avec des manches courtes», souligne-t-elle. C’est sa façon à elle de montrer son soutien aux femmes iraniennes. «Dans le bus en Iran, il m’est arrivé de croiser le regard de femmes. Elles regardaient ma tenue, puis elles me faisaient un petit sourire discret, un clin d’oeil. En un regard, on se comprenait.»
16:39
«Vive le roi !», entend-on dans la manifestation à Paris
La Marseillaise retentit. Des drapeaux de la monarchie Iranienne s’agitent. Des portraits du roi Reza Pahlavi [l’ancien prince héritier, figure de l’opposition en exil NDLR] se dressent. Une grande sérénité se dégage de la foule. Les dernières notes de l’hymne résonnent et, dans ce silence de recueillement, on entend soudain un «vive le roi !»
Debout sur le char de la manifestation, une femme prend le micro. «Nous sommes là aujourd’hui pour faire résonner la voix de l’Iran. Le silence est une trahison, une honte. Nous refusons de détourner le regard. Le monde entier doit voir, entendre et agir. Maintenant !»
«Nous sommes là aujourd’hui pour faire résonner la voix de l’Iran.»
Margaux D’Adhemar / Le Figaro
16:29
Omid, 32 ans, présent à la manifestation à Paris, veut «accompagner la déislamisation de l’Iran»
Omid, 32 ans, vit en France depuis trois ans, où il étudie la philosophie de l’Art à La Sorbonne. S’il se trouve aujourd’hui place Victor Hugo, c’est pour «accompagner la déislamisation de l’Iran». «Pour moi, cette manifestation représente exactement ce qu’a dit Razavi [Emmanuel Razavi, grand reporter iranien Franco-iranien et spécialiste du Moyen-Orient NDLR] dans vos colonnes : il ne s’agit plus de savoir si le régime va tomber, mais quand», rapporte Omid.
Omid est venu accompagné par trois amies. Parmi elles, Naz, 26 ans. Elle étudie la génétique à l’Université Paris Cité depuis un an et demi. Sa mère, son père, son frère, ses cousins et ses cousines vivent en Iran. «À cause des coupures Internet, je n’ai plus de nouvelles de ma famille depuis trois jours. On entend dire dans les médias que plus de 2000 personnes sont mortes en 48 heures. Donc on est inquiets. On est dans l’incertitude : on ne sait pas ce qui leur arrive en ce moment», souffle la jeune femme.
16:13
Deux personnes extirpées de la foule par les forces de l’ordre lors d’une marche à Paris
À peine vingt minutes après le début de la manifestation, deux hommes, dont l’un hurlant des paroles incompréhensibles, ont été extirpés de la foule par les forces de l’ordre.
15:49
À Paris, une centaine de personnes réunies en soutien à la contestation en Iran
Mobilisation en soutien à la contestation en Iran, à Paris.
Margaux d’Adhemar
La place Victor Hugo, dans le 16e arrondissement de Paris, se recouvre peu à peu de drapeaux « Lion et Soleil », emblème de la Perse royale effacé par la République islamique en 1980, note notre reporter Margaux d’Adhémar.
Ce dimanche 11 janvier, un peu plus d’une centaine de personnes se sont retrouvées pour une «grande marche citoyenne pour l’Iran et le peuple iranien».
«C’est une révolution !» : de sa capitale aux provinces reculées, la colère submerge l’Iran
15:10
Netanyahou espère que l’Iran «sera bientôt délivré du joug de la tyrannie»
Israël suit de près les manifestations croissantes en Iran, a déclaré dimanche le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
«Israël suit de près l’évolution de la situation en Iran. Les manifestations pour la liberté se sont étendues à tout le pays. Le peuple israélien, et même le monde entier, s’émerveille devant l’immense courage des citoyens iraniens», a déclaré Benyamin Netanyahou au début de la réunion de son cabinet. «Nous espérons tous que la nation perse sera bientôt libérée du joug de la tyrannie.»
14:38
L’éditorial de Philippe Gélie : «En Iran, le prix de la liberté»
À quatre reprises déjà depuis 1999, le régime des mollahs s’est maintenu au pouvoir à Téhéran en noyant dans le sang la colère des Iraniens. La nouvelle flambée de contestation apparue fin décembre, qui ne cesse de s’étendre dans le pays, va-t-elle finir de la même manière, dans le deuil et le désespoir ? L’ayatollah Khamenei choisit à nouveau la répression brutale –déjà une cinquantaine de morts –, confirmant son isolement et son aveuglement.
Non, bien sûr, il ne reculera pas devant les « saboteurs » soucieux de « plaire au président américain », cet « arrogant » aux mains « tachées du sang des Iraniens ». Lui-même en est pourtant inondé jusqu’au turban ! Dans ce pays aux richesses épuisées par l’incompétence et la corruption des dirigeants, les citoyens coupés du monde devraient s’estimer heureux de la dernière faveur du « guide » : un ticket alimentaire de… sept dollars par mois.
L’éditorial de Philippe Gélie : «En Iran, le prix de la liberté»
14:17
«Je me prépare à rentrer dans ma patrie» : Reza Pahlavi, l’irruption controversée d’un sauveur providentiel
Son nom est scandé à tue-tête par certains manifestants. Sa photo est même apparue, brandie au-dessus d’une foule, sur une place de Téhéran. Quarante-sept ans après la chute du chah, Reza Pahlavi s’est imposé comme l’un des visages de la contestation. Depuis le début des manifestations, le 28 décembre, le prince héritier en exil multiplie les apparitions médiatiques et s’imagine en homme providentiel d’un Iran post-République islamique.
NOTRE PORTRAIT DE ZEZA PAHLAVI
13:13
Israël dit «soutenir la lutte du peuple iranien pour la liberté»
Le ministre israélien des Affaires étrangères a déclaré dimanche que son pays «(soutenait) la lutte du peuple iranien pour la liberté», alors que la République islamique fait face à un mouvement de contestation inédit depuis trois ans.
«Nous pensons qu’il mérite un avenir meilleur. Nous n’avons aucune hostilité envers le peuple iranien. Nous avons un énorme problème (…) avec le régime (…), premier exportateur de terrorisme et de radicalisme», a ajouté Gideon Saar dans une interview télévisée postée sur son compte X.
12:40
Le pape prie pour le dialogue et la paix en Iran et en Syrie
Le pape Léon XIV a lancé dimanche un appel au dialogue et à la paix en Iran et en Syrie, lors de la prière de l’Angélus.
«Mes pensées se tournent vers ce qui se passe ces jours-ci au Moyen-Orient, en particulier en Iran et en Syrie, où des tensions persistantes causent la mort de nombreuses personnes. J’espère et je prie pour la patiente construction du dialogue et de la paix, pour le bien commun de la société tout entière», a-t-il lancé.
12:24
Israël et les États-Unis «ordonnent aux émeutiers de créer l’instabilité en Iran», selon le président iranien
Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré dimanche que les États-Unis et Israël voulaient «semer le chaos et le désordre» depuis la guerre de 12 jours – où Israël a attaqué des infrastructures militaires du régime des Mollahs – en Iran en ordonnant des «émeutes», et a appelé les Iraniens à se distancier des «émeutiers et terroristes».
12:13
«C’est une révolution !» : de sa capitale aux provinces reculées, la colère submerge l’Iran
« C’est une révolution ! » Écrasé par l’hyperinflation et la flambée du taux de change, Sorena (nom d’emprunt) est l’un des premiers à avoir baissé son rideau de fer, dimanche 28 décembre, alors que le dollar s’échangeait contre 1,47 million de rials – soit presque le double du taux pratiqué début 2025. « J’étais au travail quand j’ai soudain reçu un texto : le bazar des téléphones portables est en grève ! Sans hésiter, j’ai fermé ma boutique et j’ai rejoint les protestataires. Autour de moi, les collègues se passaient le mot à la hâte. Très vite, on s’est retrouvé dans la rue, et nous étions rapidement quelques centaines à crier : Mort à Khamenei ! », raconte le commerçant téhéranais de 36 ans, spécialisé dans la quincaillerie pour cuisines.
Depuis, c’est tout un corps de métier qui est à l’arrêt : à Téhéran, mais aussi dans de nombreuses villes de province. Du jamais vu en 47 ans de République islamique : le bazar, traditionnellement conservateur, était toujours resté en retrait des récents soubresauts du pays. Ce poumon économique, point névralgique de la révolution de 1979 contre le chah, serait-il en passe de faire tomber les ayatollahs qu’il contribua à mettre au pouvoir ?
«C’est une révolution !» : de sa capitale aux provinces reculées, la colère submerge l’Iran
11:58
Une ONG des droits humains fait état d’au moins 192 morts
Au moins 192 manifestants ont été tués en deux semaines de mouvement de contestation en Iran, a affirmé dimanche une organisation de défense des droits humains, soit une forte hausse par rapport au bilan précédent de 51 morts.
«Depuis le début des manifestations, Iran Human Rights a confirmé la mort d’au moins 192 manifestants», a indiqué l’ONG basée en Norvège, avertissant que le bilan pourrait être bien plus élevé, la coupure d’internet de plusieurs jours ayant rendu difficile le décompte.
11:41
Le président iranien abordera les «revendications du peuple» à la télévision ce dimanche
Le président iranien Massoud Pezeshkian va aborder la situation économique et les «revendications du peuple» dans une interview qui sera diffusée plus tard dimanche, a annoncé la télévision d’Etat Irib, deux semaines après le début de manifestations liées au coût de la vie.
Cet entretien avec les médias iraniens, déjà réalisé, porte sur «l’état d’avancement du programme économique du gouvernement» et évoque «les événements récents et l’approche du gouvernement» pour répondre aux attentes des Iraniens, selon la même source.
11:16
L’UE doit classer les Gardiens de la Révolution «organisation terroriste», selon Israël
L’UE doit classer les Gardiens de la Révolution – corps militaire et idéologique du régime des Mollahs, «organisation terroriste», selon Israël au moment où la République islamique est soupçonnée de réprimer violemment des manifestations.
«Telle est depuis longtemps la position de l’Allemagne, et aujourd’hui, l’importance de cette question est claire pour tous», a déclaré Gideon Saar sur X, après des discussions avec le ministre de l’Intérieur allemand Alexander Dobrindt, en visite en Israël.
11:01
Plusieurs ONG alertent sur la répression en Iran
L’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, a déclaré avoir confirmé la mort de 116 personnes, dont 37 membres des forces de sécurité ou autres responsables, depuis le début du mouvement. L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, doit publier son bilan plus tard dimanche, après avoir fait état vendredi d’au moins 51 manifestants tués et de centaines de blessés.
Mais les militants ont averti que la coupure d’internet limitait fortement la circulation de l’information et que le nombre réel de victimes risquait d’être bien plus élevé. Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a dit avoir reçu des «témoignages directs et des rapports crédibles» sur la mort de centaines de manifestants ces derniers jours.
«Un massacre est en cours en Iran. Le monde doit agir maintenant pour empêcher de nouvelles pertes humaines», avertit l’organisation. Elle ajoute que les hôpitaux sont «débordés», que les réserves de sang diminuent et que de nombreux manifestants ont été délibérément visés aux yeux par des tirs.
10:34
Reza Pahlavi «réitère» son appel à manifester dimanche soir
Reza Pahlavi, fils et héritier du dernier monarque d’Iran, «réitère» son appel à manifester «à 18h00 ce soir», dans une vidéo publiée sur X. «Je vous demande à tous de vous rendre dans les rues principales des villes en groupes avec vos amis et les membres de votre famille ; en chemin, ne vous séparez pas les uns des autres ni des foules de personnes», explique celui dont le nom est scandé par une partie des manifestants.
«Des informations fiables me sont parvenues, indiquant que la République islamique fait face à une grave pénurie de mercenaires pour affronter les millions de manifestants, et que de nombreuses forces armées et de sécurité ont déserté ou désobéi aux ordres de répression», ajoute-t-il.
10:26
«L’Iran a de gros problèmes» : Donald Trump étudie ses options militaires face à Téhéran
Donald Trump étudie ses «options militaires» face à Téhéran, selon le New-York Times. «L’Iran a de gros problèmes», expliquait-il vendredi dernier, mettant en garde le régime des Mollahs «de ne pas commencer à tirer, parce qu’on va tirer aussi». Le président américain fait ici directement référence aux manifestations qui secouent le pays tout entier depuis le 28 décembre. «S’ils commencent à tuer des personnes comme ils l’ont fait par le passé, alors nous interviendrons», avait-il poursuivi. «Cela ne veut pas dire que nous enverrons des troupes au sol, mais cela veut dire que nous les frapperons très, très fort, là où ça fait mal».
Une menace proférée quelques jours après un spectaculaire raid des forces spéciales américaines au Venezuela pour capturer son dirigeant Nicolás Maduro, accusé de narcotrafic. La même semaine, les États-Unis ont pris d’assaut un pétrolier parti d’Iran et arborant un drapeau russe. Le Kremlin avait envoyé un sous-marin à sa rescousse, sans pour autant dissuader Washington de faire respecter son embargo.
«L’Iran a de gros problèmes» : Donald Trump étudie ses options militaires face à Téhéran
09:56
La police iranienne annonce «d’importantes» arrestations
La police iranienne a annoncé dimanche avoir procédé à des arrestations de figures clés du mouvement de protestation qui secoue le pays depuis deux semaines.
«Des arrestations importantes ont été menées» samedi soir «contre les principaux éléments impliqués dans les émeutes, qui, si Dieu le veut, seront punis après la fin des procédures légales», a déclaré le chef de la police nationale, Ahmad Reza Radan, à la télévision d’État, sans fournir de détails sur le nombre ou l’identité des personnes arrêtées.
09:53
Pierre Vermeren : « La France a une dette envers les Iraniens »
La chute désormais possible de la République islamique d’Iran née le 1er avril 1979, régime tyrannique et corrompu qui a martyrisé l’ancien Empire perse, et a porté le terrorisme jusqu’en Europe, est l’occasion d’évoquer la responsabilité des élites françaises dans son avènement. La pudeur française à évoquer l’insurrection populaire en cours depuis le 28 décembre 2025 en est-elle la cause ?
Entre le drame de Crans Montana, Brigitte Bardot, l’enlèvement du président Maduro, la neige en France et la crise agricole, l’Iran a peu passé le mur médiatique, n’était-ce une poignée de Franco-Iraniens. La chute de la République islamique, principal foyer mondial d’exportation de la révolution salafiste dans le monde depuis 1979, sera pourtant pour l’Occident et le Moyen-Orient un événement aussi considérable que la chute du mur de Berlin.
Pierre Vermeren : « La France a une dette envers les Iraniens »
09:31
L’Iran visera le transport maritime des États-Unis en cas d’attaque
Le président du Parlement iranien a prévenu que Téhéran viserait des sites de l’armée américaine et le transport maritime des États-Unis s’ils frappaient l’Iran, théâtre de manifestations contre le pouvoir depuis deux semaines.
S’exprimant devant l’hémicycle, Mohammad Bagher Ghalibaf a ajouté que «les territoires occupés» seraient aussi «des cibles légitimes», en référence apparemment à Israël, que la République islamique ne reconnaît pas et considère comme un territoire palestinien occupé.
Le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que son pays allait «frapper très fort» l’Iran en cas de répression meurtrière des manifestations.
09:04
L’Iran «aspire à la liberté», les États-Unis «prêts à aider», dit Trump
Donald Trump a déclaré samedi que l’Iran «aspirait à la liberté» et que les Etats-Unis «se tenaient prêts à aider», alors que le mouvement de contestation contre le pouvoir prend de l’ampleur dans ce pays, faisant craindre une répression brutale.
«L’Iran aspire à la liberté, comme peut-être jamais auparavant. Les Etats-Unis se tiennent prêts à aider!!!», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
08:37
La coupure d’internet en Iran dure désormais depuis 60h, selon l’ONG Netblocks
La coupure d’internet décidée jeudi par les autorités iraniennes en raison des manifestations contre le pouvoir est toujours en place, a indiqué samedi en début de soirée l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.
Les données montrent que la coupure nationale d’internet se poursuit depuis 60 heures, écrit l’organisation sur le réseau social X.
08:01
Trump «briefé» sur des «options» concernant l’Iran
Selon le New-York Times, le président américain a été «briefé» ces derniers jours sur les options à sa disposition concernant de possibles frappes, y compris visant des cibles civiles.
Le quotidien, qui cite des sources anonymes, souligne qu’il n’a pas pris de décision finale mais «envisage sérieusement» une nouvelle intervention, après avoir bombardé trois importants sites nucléaires iraniens en juin.
Peu d’informations filtrent de la situation sur le terrain, les Iraniens étant privés d’internet depuis jeudi à la suite d’une décision des autorités, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.
07:44
L’Iran prévient Washington qu’il ripostera à toute attaque
L’Iran a averti dimanche le président Donald Trump que toute attaque américaine conduirait Téhéran à riposter contre Israël et les bases militaires américaines de la région, considérées comme des « cibles légitimes », a déclaré le président du Parlement, Mohammad Baqer Qalibaf, devant le Parlement.
Israël est en état d’alerte maximale face à la possibilité d’une intervention américaine pour soutenir un mouvement de protestation national en Iran, ont indiqué des sources.
Des manifestants dans les rues iraniennes la nuit dernière.
SOCIAL MEDIA / REUTERS
07:38
Le drapeau de la République islamique d’Iran brièvement remplacé par un drapeau de la monarchie iranienne à Londres
Le drapeau de la République islamique d’Iran a brièvement été remplacé par un drapeau de l’ancien régime monarchique au fronton de l’ambassade iranienne à Londres par un manifestant lors d’un rassemblement samedi de plusieurs centaines de personnes en soutien au mouvement en cours dans le pays, ont indiqué des témoins à l’AFP.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un homme sur le balcon du bâtiment, situé près de Hyde Park dans le centre de la capitale, retirer le drapeau de la République islamique sous les hourras et le remplacer par un drapeau orné d’un lion et d’un soleil, symboles de la monarchie.
L’ancien drapeau est resté en place pendant plusieurs minutes avant d’être enlevé, ont indiqué plusieurs témoins à une journaliste de l’AFP sur place.
«Démocratie pour l’Iran, roi Reza Pahlavi (l’ancien prince héritier, figure de l’opposition en exil). Justice pour l’Iran» ont chanté les manifestants, en brandissant des drapeaux en lien avec l’ancienne monarchie iranienne, renversée par la révolution islamique de 1979. Certains agitaient également des pancartes sur lesquelles était écrit «Iran libre» (Free Iran).
«Mort à Khamenei !», «Longue vie au chah !» : en Iran, la vague de manifestations se répand et prend une tournure politique
07:30
Israël en état d’alerte maximale face à la possibilité d’une intervention américaine en Iran
Israël est en état d’alerte maximale face à la possibilité d’une intervention américaine en Iran, alors que les autorités de ce pays sont confrontées aux plus importantes manifestations antigouvernementales depuis des années, selon trois sources israéliennes proches du dossier, qui se sont confiées à Reuters.
Le président Donald Trump a menacé à plusieurs reprises d’intervenir ces derniers jours et a mis en garde les dirigeants iraniens contre l’usage de la force contre les manifestants. Samedi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis étaient «prêts à aider».
Des soldats de l’armée israélienne.
Gil Cohen Magen / REUTERS
Les sources, qui ont assisté aux consultations sur la sécurité israélienne au cours du week-end, n’ont pas précisé ce que signifiait concrètement la mise en état d’alerte maximale d’Israël. Israël et l’Iran se sont livrés une guerre de 12 jours en juin.
Lors d’un entretien téléphonique samedi, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le secrétaire d’État américain Marco Rubio ont discuté de la possibilité d’une intervention américaine en Iran, selon une source israélienne qui était présente lors de la conversation. Un responsable américain a confirmé que les deux hommes s’étaient entretenus, mais n’a pas précisé les sujets abordés.
Conflit Israël-Iran : pourquoi le Parti républicain se déchire autour d’une possible intervention américaine
07:29
Une nouvelle nuit de manifestations
Des Iraniens ont défilé samedi soir à Téhéran et scandé des slogans hostiles au pouvoir, malgré les craintes grandissantes de répression brutale dans le pays coupé du monde par un blocage d’internet. Des ONG ont signalé des dizaines de morts depuis le début du mouvement il y a deux semaines, alors que la République islamique fait face à une mobilisation inédite depuis trois ans et l’un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979.
Selon une vidéo authentifiée par l’AFP, une manifestation a débuté tard samedi soir dans un quartier du nord de Téhéran. Des feux d’artifice ont été tirés au-dessus de la place Punak tandis que des manifestants tapaient sur des casseroles et scandaient des slogans en soutien à la dynastie Pahlavi, chassée par le Révolution islamique en 1979.
Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, que l’AFP n’a pas pu vérifier dans l’immédiat, montraient des manifestations dans d’autres quartiers de la capitale, où des protestataires scandaient des slogans hostiles au gouvernement.
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Bienvenue dans ce direct
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré aux manifestations en Iran contre le régime islamique.
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