DÉCRYPTAGE – Retrouvez ce qui a plu… et déplu à la rédaction du Figaro après la nouvelle défaite du Stade Toulousain en Champions Cup, dimanche, sur la pelouse des Saracens (20-14).

TOPS 

Segun en boulet de canon

L’homme qui a sonné le réveil des Saracens… et entraîné la chute des Toulousains. Dimanche, lors de la victoire des Londoniens face à Toulouse (20-14), pour le compte de la troisième journée de Coupe d’Europe, l’ailier a fait parler son explosivité et son impressionnante vitesse pour venir aplatir un doublé en moins de dix minutes (30e, 36e) et geler les ardeurs haut-garonnaises. L’Anglais a laissé le rideau défensif stadiste en pièces.


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Tom Willis donne la leçon à son frère

Le troisième-ligne des Saracens a «remporté» le duel qui l’opposait à son frère aîné. Un essai à son compte, juste avant la pause, tout en puissance, pour venir asséner une troisième réalisation coup sur coup et un cinglant 17-0 aux Toulousains, à ce moment-là du match. 55 mètres parcourus ballon en main, huit défenseurs battus et un 14/15 aux plaquages également pour le joueur de 27 ans. En mode machine de guerre. Élu logiquement homme du match.

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FLOPS 

Lozowski empoté

Un raté monumental. Peu après l’heure de jeu, le centre anglais une opportunité en or d’aplatir, à son tour, un essai. Après un long coup de pied, le joueur de 33 ans a mis les gaz pour devancer les défenseurs toulousains et arriver le premier dans l’en-but haut-garonnais. À ce moment, ce dernier n’avait plus qu’à se jeter et aplatir, mais le n° 13 a complètement manqué son plongeon, ratant un essai qui lui était offert. Une maladresse et une imprécision hallucinantes à ce niveau-là. Certes, le ballon était trempé mais quand même. Une trajectoire mal jugée à ce point… Le public anglais était sidéré, et on comprend pourquoi.

Dupont et les cadres toulousains transparents

Prestation absolument morne et sans saveur du maître à jouer toulousain. Responsable du premier essai londonien en se faisant malencontreusement contrer, le capitaine du XV de France n’a jamais pesé sur cette partie, traversant l’intégralité du match telle une bouteille jetée à la mer. Sans réaction, le demi de mêlée paraissait complètement éteint sous le déluge londonien. Pas mieux d’ailleurs pour les autres joueurs (très) expérimentés du Stade. Aldegheri (comme trop souvent), Marchand, Flament, Roumat, Willis… Tous ont été méconnaissables. Une des pires performances de Toulouse cette saison. Tout est à jeter.

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Costes (complètement) à l’envers

Et que dire du jeune centre haut-garonnais… Coupable sur le second essai de Segun, le Toulousain a fini sur les fesses face à la puissance adverse. Que de mauvais choix et de mauvaises décisions pour le joueur de 23 ans. Le tout ponctué par des passes caviardées dans tous les sens… Remplacé à l’heure de jeu par Vignères. Il le fallait.


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La déliquescence haut-garonnaise

30 minutes… et puis plus rien. Voilà le temps où le Stade Toulousain aura existé dans cette rencontre. Sans être flamboyant non plus, loin de-là. Les champions de France se sont ensuite liquéfiés jusqu’à leur réaction succincte en début de seconde période, grâce à l’essai de Lebel (47e). Sans pour autant que cela insuffle une nouvelle dynamique à l’équipe… C’était bien trop peu pour espérer quelque chose ce dimanche.

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