En Turquie, les Iraniens d’Istanbul sont interdits de manifester

L’AFP rapporte que ma police turque, déployée en grand nombre, a cerné le quartier où se trouve le consulat iranien à Istanbul et bloqué les manifestants, qui ne comprennent pas que leur pays d’accueil refuse son soutien à la mobilisation en coursen Iran. La Turquie, pays majoritairement sunnite, partage 500 km de frontière et trois points de passage avec son grand voisin chiite dont elle accueille officiellement plus de 74.200 citoyens détenteurs de permis de séjour et 5.000 réfugiés.

Nombre d’entre eux ont renoncé à ce rassemblement non autorisé dimanche, « par respect et courtoisie », envers leur pays d’accueil, ont-ils expliqué à l’AFP. Amir Hossein, chanteur de Téhéran en exil en Turquie depuis 20 ans et récemment naturalisé, est venu sous la pluie froide « pour que d’ici, mes amis, toute la nation iranienne m’entende ». « Dans chaque pays, on accorde des autorisations de manifester pour la liberté, pour la démocratie, mais en Turquie, malheureusement, jamais », regrette-t-il.