Grâce à une fin de match en boulet de canon (trois essais en neuf minutes), le MHR a renversé les Irlandais du Connacht (33-31), ce dimanche 11 janvier, pour le compte de la troisième journée de Challenge.

On ne savait pas vraiment quoi penser, ce dimanche après-midi, tant les Montpelliérains ont fait de tout contre les pénibles Irlandais du Connacht. Du bon, jusqu’au pas bon du tout. Ce qui était sûr, en revanche, c’était que Montpellier venait d’enchaîner sa troisième victoire bonifiée dans la compétition, que la qualification pour les huitièmes de finale était acquise, et que le dernier match, contre les Ospreys, samedi prochain (21h), sera une finale pour savoir qui finira premier de la poule. Terminer en tête est l’objectif clair du MHR, car cela garantit des réceptions jusqu’en demi-finales.

Sinon, pour ce qui est de la performance des coéquipiers d’Alexandre Bécognée, la victoire enjolivait une prestation étrange, marquée par plusieurs événements. D’un côté, tant mieux, ça donnait un peu de cachet à une compétition qui peine à trouver de l’importance.


D’abord, une première séquence de cinq minutes assez folle conclue par Thomas Darmon (7e). Cinq minutes sans un arrêt de jeu, c’est peut-être du jamais vu au Septeo Stadium, qui plus est en tout début de match, où pas mal de capots se sont ouverts dans les rangs montpelliérains. « Cette séquence nous tue un peu. Ce rugby-là, fait d’enchaînements de temps de jeu, on ne le connaît pas, on a du mal à s’adapter », reconnaissait le manager Joan Caudullo après la rencontre, pourtant prévenu que le Connacht imposait un temps de jeu effectif a minima de 39 minutes dans son championnat, soit dix minutes de plus qu’en Top 14.

Banc et jeunesse

Ensuite, et c’est rare pour être souligné, les errements défensifs des Montpelliérains. Au centre du terrain, ils se sont fait trouer, pris par la vitesse et les combinaisons de la ligne de trois-quarts irlandaise. 75 % de plaquages réussis, ce n’est pas vraiment dans les standards de ce groupe. « On fait des fautes individuelles en défense et on prend un essai sur maul. Ça fait longtemps que ça ne nous est pas arrivé », pestait Caudullo.

Enfin, terminons par le positif. Même si le MHR n’a pas battu son record de remontée de points décroché contre le Stade Français la saison dernière (38-32, 3-29 à la 43e), il a réussi à combler 17 points de retard (14-31, 47e), symbole du caractère qui habite ce groupe.

Une remontada permise par l’apport du banc. La recrue australienne, Langi Gleeson (24 ans, 18 sélections), arrivé des Waratahs fin octobre, a enfin fait ses premiers pas et donné quelques coups d’épaule prometteurs. Puis c’était au tour des jeunes de prendre le pouvoir. Valentin Welsch (22 ans) a inscrit l’essai de la gagne (75e) grâce à un contre de Matthieu Uhila (23 ans), quelques minutes après la révolte sonnée par Melvyn Rates (19 ans, 66e) et Alexis Bernadet (24 ans, 69e). Roulez jeunesse.

Mine de rien, le MHR en est à sa septième victoire en huit matches, toutes compétitions confondues. L’indice de confiance continue de grimper.