Le conseiller de district Ulli Schäfer a l’air plein de bonnes intentions à l’égard des migrants qu’il oblige à travailler. Il tient des propos comme on en entend rarement ces temps-ci dans les rangs des chrétiens-démocrates. Des propos qui font attentionnés, presque romantiques. “Je dis aux gens, il faut que vous parliez les uns avec les autres, que vous appreniez à vous connaître et que vous vous enseigniez mutuellement des choses que les demandeurs d’asile n’apprennent peut-être pas dans les cours qu’ils reçoivent : comment jure-t-on en Allemagne ? Qu’est-ce que ça veut dire Prost [‘santé !’] ?”

Faire connaissance et se retrouver, Ulli Schäfer croit que l’obligation de travailler imposée aux demandeurs d’asile le permet. Tout le monde n’est pas de cet avis. Le [deuxième] syndicat Ver.di critique la mesure et appelle à “ne pas réduire les réfugiés à des actifs de deuxième classe qu’on exploite pour des salaires de misère”. Pour l’association Pro Asyl, il est “raciste et dégradant de suggérer que les réfugiés ne souhaitent pas travailler”. D’après le Conseil des réfugiés de Saxe, cette mesure frise le “travail forcé”.

Dans le district de Greiz [dans l’est de l’Allemagne], tout demandeur d’asile qui n’est pas âgé, malade, mineur ou en formation, est affecté à un emploi d’intérêt

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Die Zeit (Hambourg)

Ce grand journal d’information et d’analyse politique, créé en 1946 par la force d’occupation britannique et établi à Hambourg, appartient au groupe Holtzbrinck. Pointu et exigeant, tolérant et libéral, il paraît tous les jeudis et se distingue par sa maquette et son iconographie recherchées.

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