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Seulement quelques dizaines de personnes ont rendu hommage, dimanche à Toulouse, aux victimes des attentats de janvier 2015 qui ont décimé la rédaction de Charlie Hebdo.
Pour rendre hommage aux victimes des attentats islamistes de janvier 2015 qui ont frappé la rédaction de Charlie Hebdo à Paris, coûté la vie à une policière municipale à Montrouge et tué des innocents à l’Hyper Casher de la porte de Vincennes, un hommage s’est déroulé, dimanche 11 janvier, place du Salin, à Toulouse. La mobilisation était bien moindre que le rassemblement spontané qui avait eu lieu, le 7 janvier 2015, remplissant en quelques minutes la place du Capitole. Onze ans après, seulement quelques dizaines de personnes parmi lesquelles de nombreux élus dont le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc mais aussi son opposant socialiste François Briançon, ont continué à dire leur refus de l’obscurantisme.
« Merci pour votre présence à cet hommage organisé par le Printemps Républicain Occitanie en partenariat avec la Licra, le comité Laïcité République et Libres Mariannes que je remercie » a indiqué l’ancienne sénatrice Françoise Laborde, chargée de lire une déclaration engagée de Marika Bret, présidente du Printemps Républicain, ancienne DRH de Charlie Hebdo et compagne de Charb décédé dans l’attentat.
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« Alors que l’extrême droite est proche de prendre les clés de l’Élysée, il y a quinze jours, une partie de la gauche a discrédité, humilié et sali Charlie Hebdo, journal satirique qui mène le combat à coups de crayon contre tous les extrémistes, fanatiques, sectaires et factieux », a déploré Marika Bret. « Des députés de la France Insoumise ont encore assimilé Charlie Hebdo à Valeurs Actuelles et Minute […] L’antisémitisme n’est pas seulement d’extrême droite, il est aussi une boursouflure purulente dans d’autres partis et mouvements politiques à gauche ».