Par

Zoe Hondt

Publié le

12 janv. 2026 à 6h04

La soirée du réveillon a très vite tourné au drame pour cette femme de 36 ans. Le 1er janvier 2026, vers quatre heures du matin à Ronchin (Nord), elle dormait lorsque son conjoint rentre fortement alcoolisé après avoir fêté le passage à la nouvelle année avec des amis. Sans aucune raison, il la roue de coups jusqu’à lui fracturer le nez avec un « coup de boule ». La victime venait d’apprendre qu’elle était enceinte. Lundi 5 janvier, l’homme de 30 ans a été jugé au tribunal de Lille (Nord) pour violence. Récit.

Insultes, coups et « coup de boule »… sans aucune raison

Il est environ quatre heures du matin, le premier jour de l’an à Ronchin. Une femme de 36 ans se fait réveiller par un « gros boum » dans son salon. Elle découvre un homme visiblement « alcoolisé et sous l’effet de stupéfiants ». En réalité, il s’agit de son compagnon. Vers 22 heures, ils avaient dîné ensemble et il était ensuite sorti avec des amis pour fêter le réveillon. Elle le retrouve donc fortement alcoolisé au beau milieu de la nuit. Tout bascule rapidement : l’homme la pousse, l’insulte, lui « claque la tête contre un mur », fait un « tête contre tête » avant de lui décocher un « coup de boule ».

Il tente de prendre les clés de la voiture de sa compagne pour fuir, mais elle ne le laisse pas faire. L’homme lui « serre la gorge » et finit par partir, bien qu’il ne possède plus le permis de conduire. Le tout sans aucune raison. La victime écope d’une fracture du nez et trois jours d’interruption totale de travail. Elle venait d’apprendre sa grossesse, et l’avait dit à son conjoint deux jours plus tôt. Le prévenu dit ne « pas y avoir pensé ».

« Vous lui avez pété le nez ! » lâche le président, remonté. « Je regrette sincèrement, je ne me souviens pas de tout. » Dans le box, le prévenu se confond en excuses. Pourtant, il ne saurait expliquer ses actes. « Je suis totalement désolé, je cherche encore à savoir ce qu’il s’est passé. » Une seule question subsiste pour tout le monde : pourquoi ? Une chose est sûre, le prévenu assume avoir « un problème avec les stupéfiants et l’alcool ». En couple depuis huit mois, il explique s’être déjà emporté lors de « petites querelles » : « On s’est peut-être bousculés une fois ou deux. Il y a déjà eu des insultes pendant des crises d’énervement. »

De la prison ferme pour le récidiviste

Au tribunal, l’absence de la victime est sans équivoque. Elle n’avait « pas du tout envie d’être confrontée » au mis en cause. Son état physique ne lui aurait pas non plus permis de paraître au tribunal, rapporte son avocate. Cette dernière demande 5 000 euros de dommages et intérêts provisoires, au regard du « déchaînement de violence » subi.

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« Il a pu être contrôlant, dénigrant, et a déjà été condamné pour violences conjugales. » rappelle la procureure. Elle requiert 24 mois d’emprisonnement dont douze sous sursis probatoire. Une peine trop excessive pour l’avocat de la défense, qui propose une partie ferme de six mois, aménagée avec un bracelet électronique. Selon lui, le casier judiciaire du prévenu ne reflète pas « quelqu’un de nécessairement violent ». En effet, « huit ou neuf » mentions concernent les stupéfiants.

Le tribunal donne toutefois raison aux réquisitions et condamne le prévenu à 24 mois d’emprisonnement dont douze assortis du sursis probatoire. L’homme de 30 ans a également l’interdiction de rester en contact avec la victime et de paraître à son domicile.

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