À la veille du 1er mai, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a lancé une nouvelle salve de dissolutions visant des groupuscules radicaux.

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé ce mercredi 30 avril avoir engagé la procédure de dissolution visant le groupe d’ultradroite Lyon Populaire, actif à Lyon et impliqué dans plusieurs actions violentes. Cette annonce intervient au lendemain du lancement d’une procédure similaire contre La Jeune Garde, groupe antifasciste basé également dans la capitale des Gaules.

Dans son communiqué, le ministère cible une organisation « violente », dont le leader présumé Eliot Bertin a été mis en examen en février 2024 pour association de malfaiteurs et participation à un groupement violent. Il est notamment suspecté d’avoir participé à l’attaque d’une conférence sur la Palestine le 11 novembre 2023 dans le Vieux-Lyon, qui avait fait sept blessés.

Ce dernier serait aussi impliqué dans des violences survenues en marge d’une manifestation contre les violences policières en juin 2023.

Cette série d’annonces s’inscrit dans une stratégie élargie du ministère de l’Intérieur, à la veille des rassemblements du 1er mai. Urgence Palestine, autre groupe visé mercredi, complète cette liste de dissolutions ciblées, après celle du groupuscule identitaire Les Remparts en juin 2024.