DÉCRYPTAGE – Bien plus qu’une simple enveloppe, la peau a de très nombreuses fonctions biologiques, mais aussi sociales et psychologiques. Le plus souvent, on en connaît bien mal le fonctionnement.
« Quand j’ai fait mon premier stage en dermatologie durant mes études de médecine, je n’ai pas trouvé ça très appétissant… » À parcourir les vitrines du Musée des moulages, au sein de l’hôpital Saint-Louis à Paris, on comprend les premières réticences du Dr Françoise Rodhain : chancres, bubons, plaques squameuses et autres ulcères y rivalisent d’odieuse ingéniosité pour défigurer les quelque 5000 moulages de maladies dermatologiques présentés. La plupart ont été réalisés sur place entre 1867 et 1958, sur de véritables malades, et selon un procédé qui garde encore une large part de mystère. Et tous retracent les misères que notre peau peut nous faire.
On y voit, avec un réalisme bluffant, les ravages que lèpre, lichen, herpès, lupus, syphilis ou psoriasis pouvaient faire sur les visages à un âge où la médecine disposait de bien piètres armes contre ces maladies parfois douloureuses, souvent invalidantes, toujours stigmatisantes. Désormais, les dermatologues disposent de traitements…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 88% à découvrir.
Le Figaro célèbre ses 200 ans
Offre anniversaire : 2€/mois pendant 200 semaines
Déjà abonné ?
Connectez-vous