Le maire socialiste de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, est candidat à sa réélection en mars 2026. Il détaille ce lundi sur ICI Normandie les grands axes de sa campagne, autour de la qualité de vie, des transports publics, sans oublier le stade Diochon.
Nicolas Mayer Rossignol est candidat à sa réélection à la mairie de Rouen, et à la présidence de la métropole, les 16 et 22 mars 2026, il l’a annoncé officiellement le 9 janvier. Qualité de vie, transports publics, stade Diochon, et rassemblement avec les écologistes et les communistes, le maire socialiste sortant revient sur les grands axes de sa campagne au micro d’ICI Normandie ce lundi 12 janvier 2026.
C’est l’un des axes phares de la campagne de Nicolas Mayer-Rossignol, vouloir faire de Rouen la ville la plus agréable de France, c’était pourtant déjà l’objectif il y a six ans : « C’est très ambitieux, mais si le maire n’est pas ambitieux, qui va l’être ? » Il rappelle la situation à son arrivée en 2020, en plein Covid, mais aussi : « C’était Lubrizol, 10.000 tonnes d’hydrocarbures, un énorme nuage noir. Quand vous tapiez Rouen dans les moteurs de recherche sur internet, ça ne donnait pas envie de vivre à Rouen. Aujourd’hui, on est la quatrième ville la plus dynamique géographiquement, mais il y a encore énormément à faire. La qualité de vie, c’est le quotidien, ce sont les transports, ce sont des personnes qui sont dans des conditions difficiles, les familles monoparentales par exemple, les mamans solos ou les jeunes qui ne trouvent pas leur place dans la société. C’est bien sûr le commerce dynamique dans la ville pour pouvoir simplement aller chercher ses produits près de chez soi. La ville du quart d’heure. »
Gratuité des transports en commun
Parmi ses propositions les plus importantes, Nicolas Mayer-Rossignol veut mettre en avant « la gratuité des transports. C’est une gratuité entre guillemets, parce qu’on sait bien qu’il y a un coût. Mais regardez la révolution que ça a été. On a fait la gratuité le samedi, une révolution pour le commerce. On a fait la gratuité pour d’autres situations et notamment pour les moins de 18 ans. Regardez le gain écologique et le gain de pouvoir d’achat. Si vous avez deux ou trois enfants, c’est 200, 400, 600 euros de gain de pouvoir d’achat par an. Il faut aller plus loin. Je pense à la gratuité pour les moins de 25 ans. Je pense à la gratuité pour les plus de 65 ans : c’est aussi important pour les seniors de pouvoir aller en ville, pour éviter les ennuis avec la voiture, etc. On est pionniers là-dessus, ça fonctionne, c’est bon pour la planète, c’est bon pour le pouvoir d’achat, c’est bon pour la qualité de vie. Franchement, continuons. »
Agrandissement du stade Diochon
L’Écologiste Jean-Michel Bérégovoy qui a rallié la liste du maire sortant vendredi avait annoncé sur ICI Normandie que la priorité était l’agrandissement du stade Diochon et non pas la création d’un nouveau stade. « Si on raisonne à long terme et indépendamment de la saison sportive du moment, on a besoin de nouveaux équipements et on a besoin d’agrandir les équipements actuels. Diochon est un stade vénérable. Sa jauge 8.000 à 9.000 places est limitante si des clubs, que soit le foot ou le rugby, accèdent à des niveaux supérieurs.Le travail déjà lancé. Dans cette période, ce serait quand même dommage, alors qu’on est en pleine dynamique, alors que les choses sont lancées, de bloquer, de perdre deux ans parce qu’on aurait une alternance. C’est la démocratie, mais franchement, quand on est en pleine dynamique, qu’on a plutôt besoin aujourd’hui de continuer sur la lancée. La priorité est évidemment de rénover le stade actuel et ça ira beaucoup plus vite. Ensuite, est-ce qu’il faut un nouveau stade dans un second temps ? Je pense à titre personnel que probablement oui, mais tout le monde comprend bien que ça prend plus de temps que d’étendre Diochon, alors que c’est déjà compliqué techniquement, que de faire un nouveau stade. »
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Lors de l’annonce de sa candidature vendredi, les Écologistes et les communistes ont annoncé rejoindre la liste du maire sortant, une union dès le premier tour. Mais Nicolas Mayer-Rossignol assure ne « rien » leur avoir promis. « J’ai toujours porté l’union de la gauche et même au-delà. J’ai été président de région, j’ai porté ce rassemblement, je l’ai fait ici. S’il y a une chose que je promets, c’est que la gauche doit être fidèle à ses valeurs fondamentales et à la République. Je porte une gauche qui est républicaine et qui est claire là-dessus, qui est claire sur la laïcité, qui est claire, sur le fait qu’on est pro-européen, comporte des valeurs universalistes, et ça, c’est extrêmement important. »
Contre l’extrême-droite et « la droite extrême »
Nicolas Mayer-Rossignol a désigné ses ennemis, l’extrême-droite, Grégoire Houdan, candidat du Rassemblement national et « la droite extrême ». Il détaille : « On le voit très bien au niveau national, c’est Monsieur Ciotti, c’est Monsieur Wauquiez. Je demande à chacun d’être clair et il y a des actes. Vous savez, c’est la phrase d’André Malraux L’homme ou la femme est ce qu’il fait, il l’a dit à Oradour-sur-Glane. Je me souviens de Jacques Chirac, de l’héritage laissé par le général de Gaulle. Il y avait une droite qui était claire sur des valeurs et sur la distinction et l’étanchéité avec l’extrême droite. Aujourd’hui, il y en a toujours, mais clairement, il y a aussi une dérive d’une partie de ces droites. À l’inverse, il y a beaucoup de gens qui sont de gauche ou pas, mais qui ont des valeurs profondément humanistes et qui sont déterminés à les défendre dans notre démocratie. »
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