l’essentiel
Battus dimanche 11 janvier par les Sarries à l’occasion de la 3e journée de Champions Cup (14-20), les Toulousains se sont montrés trop imprécis. Les chiffres clés de ce revers qui complique sérieusement la tâche des « rouge et noir ».
2
C’est le nombre de matchs de poule perdus par les Toulousains cette saison, alors qu’ils les avaient tous gagnés depuis leur revers aux Wasps le 15 janvier 2022 (22-30). Si l’on met de côté les saisons 2020/2021 et 2021/2022, largement perturbées par le Covid avec des matchs non joués et perdus par forfait, il faut remonter à la campagne 2016/2017 pour retrouver trace d’un bilan aussi terne en matière de résultats.
Le format à 20 équipes (5 poules de 4) offrait alors six matchs sur le mode aller-retour lors de la phase préliminaire. Battus au Connacht (16-23) et aux Wasps (14-17), face auxquels ils avaient aussi concédé le nul dans la Ville rose (20-20), les Stadistes s’étaient qualifiés en tant que meilleurs deuxièmes, avant de se faire corriger en quart de finale au Munster (16-41).
10
Les deux formations ne s’étaient plus rejouées depuis 10 ans et la saison 2015/2016, la première d’Ugo Mola à la tête du groupe après le départ de Guy Novès, devenu sélectionneur de l’équipe de France. Un mauvais souvenir pour le manager haut-garonnais qui avait disputé et perdu à Londres son premier match européen, le 14 novembre 2015 (7-32), au lendemain des attentats de Paris. Les Anglais étaient ensuite venus confirmer à Ernest-Wallon en janvier (28-17).
78,95
C’est en pourcentages le taux de réussite en touche. Plus que par le vent (les Anglais affichent 86,67 % de ballons gagnés), l’alignement stadiste a surtout été considérablement gêné par la qualité du contre des Sarries pour que les « rouge et noir » parviennent à lancer le jeu comme ils l’auraient souhaité.
À lire aussi :
Stade Toulousain : que peuvent encore espérer Antoine Dupont et Toulouse après la nouvelle défaite en Champions Cup ce dimanche
17
Plaquages pour Jack Willis. Surmotivé par le fait d’être opposé à ses compatriotes, dont son frère Tom, le troisième anglais a découpé du Sarries à tours de bras. Il termine la rencontre deuxième plaqueur du match, derrière Jamie George, le talonneur des Saracens (18). Malheureusement, les Toulousains ont manqué un peu trop de plaquages (25 sur 144, soit 17,4 %), notamment en fin de première période.
À lire aussi :
Saracens-Stade Toulousain : « Pauvres et ordinaires… » Ugo Mola s’exprime après la nouvelle défaite de Toulouse en Champions Cup
17
C’est aussi le nombre de points encaissés en l’espace de 10 minutes, en fin de première période. Un trou d’air qui est un problème récurrent cette saison, rappelant les 14-0 (en 8 minutes à Perpignan), 28-0 (en 20 minutes à Glasgow) et 19-0 (en 10 minutes à Bayonne) encaissés précédemment.
À lire aussi :
ENTRETIEN. Stade Toulousain : « On n’est pas inspiré et pas inspirant ! » Ugo Mola remonté après la défaite face aux Saracens
22
Pluie battante, vent violent, froid : les conditions n’étaient absolument pas favorables au StoneX Stadium. Au total, les coéquipiers d’Antoine Dupont auront perdu 22 ballons sur le synthétique londonien. C’est 10 de plus que leurs adversaires et évidemment beaucoup trop pour espérer gagner une rencontre de ce niveau malgré un nombre impressionnant de joueurs battus (31).
À lire aussi :
Saracens-Stade Toulousain : Antoine Dupont déplore du « laxisme » et des « choses plus qu’imparfaites » après la défaite
151
C’est le nombre de minutes jouées par les frères Willis. Tom est sorti à la 71e quand Jack a terminé la partie. Un duel fratricide de très, très haut niveau, tant les troisième ligne ont survolé les débats. Logiquement élu homme du match, le cadet de la famille (27 ans dimanche), qui reviendra à l’UBB l’an prochain, totalise 14 plaquages, 17 ballons touchés pour 50 mètres parcourus et huit défenseurs battus (meilleur total du match).
L’aîné n’est pas en reste puisqu’outre ses 17 plaquages, il a aussi porté 16 ballons pour 51 mètres parcourus, avec également deux grattages précieux à son actif (48, 59).
4
Benjamin Bertrand (22 ans), Paul Mallez (25 ans ce mois-ci), Efrain Elias (21 ans) et Lucas Vignères (20 ans) ont disputé dimanche leur premier match sur la scène européenne.