À l’occasion de l’anniversaire des 40 ans de la mort de Daniel Balavoine lors d’un crash d’hélicoptère au Mali pendant le Paris-Dakar le 14 janvier 1986, sa sœur aînée est revenue sur les circonstances du drame. Et surtout le fait que son frère n’a jamais voulu monter dans l’appareil.

« Mon frère aura toujours 33 ans, onze mois et dix-neuf heures. » 40 ans après la mort de Daniel Balavoine, sa sœur, Claire, s’est confiée à nos confrères de Sud-Ouest. Le drame imputé aux mauvaises conditions météorologiques continue de déchaîner les passions. Et pour cause : la mort d’un chanteur populaire à 33 ans, en même temps que trois autres personnes dont le créateur du Paris-Dakar lui-même… Avait de quoi choquer. D’autant plus quand on sait que l’artiste n’avait pas envie de monter dans l’appareil. C’est ce que soutient sa sœur.

« Ce n’est pas l’hélicoptère qui l’a tué »

« Daniel ne voulait pas monter dans cet hélicoptère », souffle celle qui est désormais présidente de l’association Daniel Balavoine dans le Périgord. Claire déplore l’enchaînement de mauvaises décisions qui seraient responsables du décès de son frère. « Aujourd’hui, je sais que ce n’est pas l’hélicoptère qui l’a tué, mais le fait d’être monté à bord dans les circonstances que l’on sait », souffle-t-elle. Elle regrette qu’il ait embarqué, sans écouter son intuition : « Il avait très peur de l’avion et des airs, sauf que par crainte de passer pour une mauviette, il n’a pas osé dire non. Parce qu’à cause de cette connerie d’éducation à l’ancienne, un homme n’a pas le droit de dire qu’il a peur. »

Le jour des faits, rappelle Le Figaro, l’appareil s’arrête plusieurs fois dans le désert, au Mali, à cause de mauvaises conditions météorologiques et de contretemps dans l’organisation. Ce sont ces contretemps qui amèneront Daniel Balavoine à embarquer dans l’hélicoptère alors que ce n’était pas prévu. Après un dernier arrêt à 22 kilomètres de l’arrivée, l’engin repart mais reste proche du sol. C’est lors de ces dernières minutes de vol qu’il se crashe après avoir percuté une dune. Tous ses occupants meurent sur le coup.