Opération délicate : comment transformer un échec en motif d’espoir ? À première vue, il s’agit d’un improbable tour de force. Mais en considérant la manière dont le Sluc a résisté à Monaco en première mi-temps, vous ne tentez pas de remplir le creux de quatre défaites consécutives avec du vide. Qu’en déduire ? Que faute de pouvoir s’envoler au niveau d’une équipe qui figure actuellement parmi les meilleures de l’Euroligue, les joueurs de Sylvain Lautié s’en sont parfois rapprochés. Le dire, ce n’est pas ignorer ce qui ne va pas, mais plutôt redonner du sens à ce que nous avons vu. À savoir un groupe qui, a défaut de pouvoir se reposer sur le talent de son leader offensif Landers Nolley, complètement en dehors de son sujet, a trouvé d’autres ressources pour rivaliser durant deux quarts-temps et ne pas être emporté par la houle lorsque la Roca Team a déployé une intensité physique étouffante pour éteindre les velléités adverses. Et lorsque Elie Okobo, étincelant, ajoute une ribambelle d’actions décisives, vous avez beau vous accrocher, vous êtes mis à terre.

Évidemment, on peut regretter la baisse d’intensité nancéienne après la mi-temps et le recours à trop d’actions individuelles pour sauver la partie. C’est le point faible de cette équipe qui a du cœur et du potentiel, mais dont la constance n’est pas la vertu première.

Boulazac, le rendez-vous à ne pas manquer

Après cette prestation encourageante, gardons la bonne distance entre le positif et le négatif. Du côté des plus, inscrivons ce qui a permis d’éviter une addition salée : huit balles perdues seulement, une bonne présence au rebond, secteur où Isaiah Cozart excelle, la poussée de fièvre à trois points du jeune Fozdo Dada, une défense appliquée et, en dehors de la séquence mal maîtrisée déjà évoquée, un fil conducteur assez cohérent. À la colonne des moins figure en priorité l’habituelle absence de lucidité qui vient annihiler les bonnes intentions et change d’un seul coup le cours de l’histoire. Sans oublier le manque d’impact du trio Nolley, Fleming, Gombauld, qui a manqué de solidité au plus mauvais moment.

Ce qui se passe en Meurthe-et-Moselle

Une bataille après l’autre. L’épisode Monaco appartenant au passé, le Sluc s’apprête à livrer un match importantissime contre Boulazac (vendredi 16 janvier 2026, à 20 h 30 à Gentilly). Hors de question de se faire des frayeurs. On ne demande pas au Sluc de pétarader aux quatre coins du parquet, mais de gagner. C’est indispensable pour le moral, pour le bilan comptable et pour rester dans les standards qui permettent de viser plus haut que le maintien. Alors, n’imaginons qu’une seule hypothèse : la victoire.