Toujours debout mais tordue : la plaque hommage à Ilan Halimi, enlevé il y a vingt ans avant d’être séquestré, torturé et laissé pour mort par le gang des barbares, a été dégradée. Elle apparaît courbée, ce matin du lundi 12 janvier 2026.

« Ce geste honteux, stigmatisant et antisémite n’a pas sa place à Cagnes-sur-Mer et il ne peut rester impuni », a réagi le maire Les Républicains sur le réseau social X.

Louis Nègre, candidat à un sixième mandat, précise : « Nous avons porté plainte dès la première heure, et nous avons fourni à la police nationale des images obtenues par les caméras de la Ville. Une enquête est en cours. Nous demandons donc que l’auteur soit très rapidement traduit en justice et qu’il soit fermement condamné. À l’heure où certains attisent la haine, dont la communauté juive est la première victime, il nous revient, plus que jamais, de maintenir la paix qui règne dans notre commune. Mon équipe et moi avons toujours veillé sur ce bien commun, et nous continuerons de le faire, afin de préserver la quiétude des Cagnois. »

Bryan Masson, député RN et candidat à la mairie de Cagnes-sur-Mer, « condamne avec la plus grande fermeté cet acte inacceptable ». Il apporte son « soutien plein et entier à la communauté juive de Cagnes-sur-Mer ». Et souhaite également « que les auteurs soient rapidement identifiés, interpellés et sévèrement sanctionnés ».

Avant de conclure : « la mémoire d’Ilan Halimi, victime de la barbarie antisémite, mérite le respect. Ces actes n’ont pas leur place dans notre ville ni dans notre République ».

Pas la première fois

Ce n’est pas la première fois qu’un symbole rendant hommage à la victime du gang des barbares est vandalisé.

Le 2 octobre 2025, un jeune olivier planté à Menton en août dans le jardin de la Paix-Simone-Veil, au cœur du parc départemental du Pian avait été arraché.

L’acte malveillant, commis au moment de Yom Kippour, une des grandes fêtes juives, aussi appelée « jour du grand pardon », avait suscité une vague d’indignation.

La municipalité mentonnaise avait replanté un autre arbre quelques jours plus tard.

À la même période, une plaque en hommage à Ilan Halimi avait aussi été vandalisée à Aubagne (Bouches-du-Rhône).

En août, un autre olivier avait été tronçonné à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

Ces faits ne sont pas isolés puisque des symboles avaient fait l’objet de dégradations, il y a plusieurs années à Bagneux (Hauts-de-Seine) et Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), des lieux où Ilan Halimi a été détenu et abandonné agonisant.

À chaque fois, le caractère antisémite de ces actes a été mis en avant.