l’essentiel
Le recrutement massif dans le secteur judiciaire vise à désengorger les juridictions françaises. D’ici 2027, la cour d’appel de Toulouse prévoit une augmentation de 35 % des magistrats. Cette stratégie suffira-t-elle à accélérer le traitement des dossiers ?
À Toulouse comme partout en France, le ministère de la Justice mise sur un renforcement inédit des effectifs pour réduire les délais de jugement. Cette augmentation s’inscrit dans la loi d’orientation et de programmation 2023-2027, qui prévoit le recrutement de milliers de professionnels pour répondre à l’engorgement chronique des juridictions. À l’échelle nationale, 1500 magistrats et 1800 greffiers doivent ainsi être recrutés sur la période en plus du doublement des effectifs d’attachés de justice.
Une hausse déjà visible
Entre 2017 et 2025, les effectifs de la cour d’appel de Toulouse – qui englobe les tribunaux judiciaires de Toulouse, Saint-Gaudens, Castres, Foix, Albi et Montauban – ont déjà progressé : le nombre de magistrats a augmenté de 25 % tandis que celui des greffiers a crû de 23 %. Dans l’ensemble des tribunaux du territoire couvert par la cour d’appel, cela représente 51 magistrats et 63 greffiers supplémentaires, ainsi que 73 attachés de justice venus renforcer les équipes.
Des renforts jugés nécessaires dans une région marquée par une forte activité judiciaire. Toulouse, quatrième ville de France, tout comme les autres grandes métropoles, font régulièrement face à un volume important de dossiers.
Objectif 2027 : accélérer le traitement des dossiers
La dynamique devrait se poursuivre dans les prochaines années. À l’horizon 2027, le ministère anticipe une hausse totale de 35 % des effectifs de magistrats et de 28 % de ceux des greffiers dans le ressort de la cour d’appel de Toulouse. Une montée en puissance rendue possible par l’augmentation du nombre d’élèves actuellement en formation à l’École nationale de la magistrature et à l’École nationale des greffes.