Le mouvement social pour une amélioration des rémunérations et des conditions de travail à la SNCF devrait être peu suivi ce mardi.

Il y aura peu de perturbations à la SNCF ce mardi 13 janvier, malgré l’appel à la grève national lancé par deux syndicats pour réclamer une amélioration des salaires et des conditions de travail.

Dimanche, la compagnie ferroviaire avait déjà fait savoir que « les circulations seront normales sur TGV et Intercités et quasi normales sur les trains régionaux avec des perturbations limitées à quelques lignes en Occitanie et en Île-de-France ».

3 lignes perturbées en Île-de-France

SNCF Voyageurs précise ce lundi que les perturbations des trains et RER en région parisienne seront limitées « à 3 des 14 lignes » que l’entreprise exploite pour le compte d’Ile-de-France Mobilités. Il s’agit en l’occurence du RER D avec 1 train sur 2 prévu entre Corbeil-Essonnes et Creil et entre Melun et Goussainville et un train sur 4 entre Juvisy et Malesherbes via Ris Orangis. Côté RER E, 2 trains sur 3 circuleront, tout comme sur la ligne R.

« SNCF Voyageurs et Île-de-France Mobilités recommandent aux voyageurs des lignes concernées qui le peuvent de limiter leurs déplacements prévus le mardi 13 janvier 2026 et de privilégier le télétravail », ajoute la compagnie ferroviaire.

Le trafic sera en revanche « normal sur l’ensemble des autres lignes », à savoir le RER A, B et C ainsi que les Transilien H, J, K, L, N, P, U et V.

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Ce mouvement social intervient dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui doivent se conclure mardi. Malgré le versement d’une prime en décembre par la direction, la CGT-Cheminots et SUD-Rail estiment que le compte n’y est pas.

Dans un tract publié jeudi, la CGT réclame une hausse des salaires et des pensions de 12% ainsi que la mise en place d’un treizième mois pour tous les cheminots. Elle dénonce également les recrutements insuffisants et la dégradation des conditions de travail en appelant à la mobilisation.

Pour SUD-Rail, « l’évolution du métier, marquée par l’augmentation constante des missions et une polyvalence imposée, doit obliger la direction à revaloriser immédiatement les salaires » de 400 euros pour tous les salariés et à augmenter les primes.