Le réseau des Musées de Strasbourg communique traditionnellement un chiffre, celui de l’ensemble des onze lieux concernés : il est pour 2025 de précisément 696 174 visiteurs. En 2024, ils étaient 652 763, soit moins que les 688 000 entrées de 2023, année qui avait permis de renouer avec les chiffres d’avant la pandémie. Le Palais Rohan, véritable cœur du réseau, avec sa galerie Heitz, dédiée aux expositions temporaires, son Musée des arts décoratifs, qui comprend les grands appartements épiscopaux, celui des Beaux-Arts et celui d’Archéologie, totalise 288 000 visiteurs – le bon démarrage de l’exposition de photographies de Vincent Munier dans la collection des Beaux-arts y a contribué. La hausse y est de 15 % par rapport à 2024. La réouverture attendue du Musée zoologique fin septembre a suscité la venue de 68 000 visiteurs.
Le musée Unterlinden poursuit sa baisse
Pour le musée Unterlinden en revanche, la baisse, quoique légère, est continue. En 2025, 164 269 visiteurs s’y sont rendus, contre 172 000 en 2024, année déjà en baisse par rapport à la précédente. Il n’y a pas eu de grande exposition en 2025 dans le musée qui a vu partir sa directrice et conservatrice en cheffe, Camille Broucke, au cours de l’année et seulement deux ans après son arrivée. Un conservateur pour l’art moderne et contemporain vient d’être recruté. Le musée s’éloigne encore de la moyenne espérée de 200 000 visiteurs. En 2016, année de sa réouverture après une extension signée Herzog et De Meuron, le musée de l’inestimable retable d’Issenheim avait conquis 292 000 visiteurs.
Une fréquentation historique au musée de l’Automobile
Du côté du Musée national de l’Automobile – Collection Schlumpf, “Tintin” a dépassé les attentes : avec 278 450 visiteurs en 2025, « il obtient sa meilleure fréquentation depuis plus de quarante ans ». Et d’appuyer : « Le musée s’impose comme l’un des sites cultuels et touristiques majeurs du Grand Est et une référence internationale pour le patrimoine automobile. » L’endroit avec sa collection de près de 600 véhicules d’exception, labellisé Musée de France en 2002, avait accueilli 247 235 visiteurs en 2024.
De son côté, l’Écomusée d’Ungersheim est repassé sous la barre des 190 000 entrées enregistrées en 2024, avec un total de 183 000 visiteurs.
Un demi-million de visiteurs à Beyeler
La tendance nationale est à la hausse, au diapason du bon chiffre du premier musée de France, le Louvre, avec 9 millions de visiteurs en 2025 (contre 8,7 millions en 2024). Grèves à répétition et spectaculaire cambriolage n’auront pas eu raison de son succès. Quant au Centre Pompidou-Metz, plus près de nous, il est aussi en augmentation avec 315 148 visiteurs.
Difficile de conclure ce bilan sans évoquer enfin la belle année de la Fondation Beyeler, à Riehen, dans la banlieue de Bâle. Le musée suisse a accueilli 508 000 visiteurs en 2025, année démarrée avec la fin de l’exposition Matisse et achevée avec l’artiste japonaise Yayoi Kusama, très grand succès, pour lequel la Fondation a élargi les horaires et mis en place une billetterie en ligne.