Ce direct est alimenté par les journalistes des informations générales et nos reporters sur le terrain.
19 h 08. Vienne Nature réagit à l’action des Jeunes agriculteurs de la Vienne par la voix de Francis Thubé : « Un groupe d’agriculteurs est venu nous rencontrer de façon virulente en nous déposant des salades, nous accusant de ne pas soutenir l’agriculture de façon générale et de les empêcher de travailler. Évidemment, c’est faux, ça fait plus de dix ans que France Nature Environnement, dont nous faisons partie, est opposée au Mercosur. Nous, la seule chose qui nous intéresse sur les problèmes liés à l’agriculture, c’est qu’on puisse avoir une agriculture respectueuse et bénéfique pour tous, y compris les agriculteurs. »
19 h 05. La manifestation se termine dans la Vienne. Les Jeunes agriculteurs ont allumé un feu sur le rond-point de l’A10. Ils prévoient de manger ensemble avant de probablement se disperser.
Il en est de même à Châteauroux. Après un débriefing devant la préfecture, le convoi de tracteur quitte le centre-ville. « Ceux qui ont encore des bennes pleines, vous les videz ou vous voulez », donne-t-on comme consignes.

Les Jeunes agriculteurs de la Vienne ont allumé un feu sur le rond-point de l’A10.
© (Photo NR, Mathieu Herduin)
18 h 35. La FDSEA et les JA des Hauts-de-France ont annoncé prévoir un rassemblement d’agriculteurs de la région à Paris place de la Concorde tôt mardi matin, avec « environ 250 tracteurs ». Les manifestants, qui doivent venir du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme et de l’Oise, seront sur place « vers 6-7 heures » du matin, a déclaré à l’AFP Benoît Raux, secrétaire général de la FDSEA du Nord.
18 h 10. La manifestation se poursuit à Châteauroux, dans l’Indre. Des bennes de fumier, des palettes, de la terre, ont été déversés dans les rues de la ville, bloquant leur accès.

Des palettes et de la terre ont été déversées rues Grande et Palan, à Châteauroux.
© (Photo NR)
17 h 20. La délégation des Jeunes agriculteurs de la Vienne est sortie de son entrevue avec la DDT. « On ne tolérera plus de contrôles dans les exploitations mais on ne veut pas non plus que les aides soient levées au vu de la situation agricole », répète Benjamin Aucher, co-président du syndicat.
Les agriculteurs ont commencé à déverser des bennes devant les locaux de l’administration. Ils prévoient ensuite d’en déverser d’autres devant les locaux de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de Vienne Nature Environnement. Interrogé sur cette seconde cible, le co-président répond : « Ça fait partie des gens qui nous imposent des normes au quotidien et qu’on ne voit pas suffisamment lutter contre le Mercosur. »

Les agriculteurs ont déversé des bennes devant les locaux de la DDT à Poitiers.
© (Photo NR, Mathieu Herduin)
17 h. À Châteauroux, dans l’Indre, les agriculteurs ont vidé quatre bennes sur le rond-point de la cité administrative (terre, pneus, paille…). Ils sont de retour au rond-point de la préfecture et bloquent l’avenue Charles-de-Gaulle.
16 h 45. Des manifestations, réunissant entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines de participants selon les décomptes de journalistes de l’AFP ou de la presse locale, ont également eu lieu devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Dax et Limoges, à l’appel de différents syndicats.
16 h 35. Au Havre, premier port français pour le trafic de conteneurs, où des filtrages ont été mis en place avec des pneus en flamme, des troncs d’arbres et quelques tracteurs, sans bloquer l’activité, les agriculteurs ont contrôlé camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits. Ces actions, prévues au moins jusqu’à lundi soir, ont permis de découvrir « de la farine étrangère, des soupes avec des légumes thaïlandais, des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production » que les nôtres, a déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant « que l’importation respecte nos standards de production ».
16 h. Les Jeunes agriculteurs de la Vienne ont quitté leur barrage filtrant sur la RN10 et se sont rendus au siège départemental de la Direction départementale des territoires (DDT), où une délégation doit être reçue par la direction.
Ils vont demander une suspension des contrôles dans les fermes, une demande qui s’inscrit en lien avec la signature du Mercosur par l’Union Européenne. « Il est hors de question qu’on applique des règles strictes alors que les agriculteurs au Brésil aspergent à tout va. » Sachant que le préfet de la Vienne avait déjà annoncé une suspension des contrôles en décembre dernier. Avant de rétropédaler face au risque de suspension d’aides de la Politique agricole commune. « L’État français doit avoir le courage de négocier une dérogation pour que les versements aient toujours lieu sans les contrôles », dit Benjamin Aucher, le co-président des JA.

Les Jeunes agriculteurs mènent la protestation dans la Vienne.
© (Photo NR, Mathieu Herduin)
15 h 30. Dans le Pas-de-Calais, une opération de barrage filtrant a lieu au péage d’Herquelingue à Isques. Une autre manifestation est en cours au péage de Setques, d’après Ici. Ils souhaitent ainsi discuter avec les automobilistes et rendre le péage gratuit. Ils ont également fouillé les marchandises de certains camions.
15 h 20. Les agriculteurs qui bloquaient le port de Bayonne ont levé leur barrage.
14 h 45. Dans l’Indre-et-Loire, deux plateformes logistiques, Lidl à Sorigny et Auchan à Chanceaux-sur-Choisille, sont bloquées. Les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale ne laissent passer que les poids lourds avec de la marchandise française, pas les autres. Certains poids lourds attendent de pouvoir repartir depuis dimanche soir. Une rencontre est prévue à 16 h avec des responsables de la plateforme d’Auchan. Une autre a eu lieu ce matin avec celle de Sorigny mais les agriculteurs ont refusé d’arrêter le blocage, même partiel comme demandé par Lidl.

Devant la plateforme Auchan de Chanceaux-sur-Choisille.
© (Photo NR)
14 h 40. Des agriculteurs viennent de déverser une benne de paille devant les locaux de La Nouvelle République de Châteauroux.

L’accueil de la rédaction de La Nouvelle République de Châteauroux a été visé par un déversement de bottes de paille.
© (Photo NR)
14 h 30. Dans la Vienne, Marian, éleveur de vaches laitières à Chauvigny, participe au barrage filtrant et au contrôle des camions sur la N10 : « On cherche de nouvelles méthodes pour communiquer notre opposition au Mercosur. On s’est dit pourquoi pas contrôler les camions et vérifier leur chargement, s’il y a des marchandises avec des résidus de produits phytosanitaires. Nous, on est contrôlé, on nous demande de produire de la qualité. On est plus blanc que blanc. Mais avec le Mercosur, on fera face à une concurrence déloyale. »
14 h. Les agriculteurs arrivent à Châteauroux. Une quinzaine de tracteurs bloquent le rond-point de la préfecture, dont les accès sont bloqués par les gendarmes mobiles, ainsi qu’une partie de l’avenue Charles-de-Gaulle, la rue de la République et Diderot à hauteur d’Équinoxe. Près de la cité administrative, on a décroché le drapeau français.

Près de la cité administrative, on a décroché le drapeau français en prévision de l’arrivée des agriculteurs.
© (Photo NR)
13 h 30. Une majorité qualifiée de pays de l’Union européenne a donné son feu vert pour une signature de l’accord du Mercosur, contre lequel les agriculteurs manifestent de nouveau aujourd’hui. La France y était opposée. Et pour la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, cette opposition a permis de faire bouger les lignes.
« En même temps que la France se battait pour que l’accord ne soit pas signé, nous nous sommes battus aussi pour imposer la clause de sauvegarde, la réciprocité des normes, l’augmentation des contrôles. Ce sont les combats de la France. Le projet d’accord tel qu’il sera paraphé au Paraguay n’est pas le même que celui qui a été paraphé à Montevideo il y a un an, a-t-elle affirmé sur BFMTV. Ce n’est pas le même et c’est à la France qu’on le doit », a-t-elle assuré.
Elle a ajouté que l’accord pour s’appliquer dès samedi de manière provisoire en attendant le vote du Parlement européen, le 20 janvier. Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu ce jour-là à Strasbourg devant le Parlement européen.
en savoir plus
Qu’est-ce que le traité du Mercosur, signé entre l’Union européenne et des pays d’Amérique du Sud ?
Négocié depuis 1999, cet accord doit créer l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.
- Pour ses détracteurs, dont fait partie la France et ses agriculteurs, il va bousculer l’agriculture européenne à coups de produits moins chers et pas forcément respectueux des normes environnementales de l’UE, faute de contrôles suffisants.
- Pour ses défenseurs, comme l’Allemagne et l’Espagne, il va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, bousculée par la concurrence chinoise et les droits de douane aux États-Unis.
12 h 15. Benjamin Aucher, coprésident des Jeunes agriculteurs de la Vienne, évoque les conséquences de la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays de Mercosur.
11 h 45. Dans la Vienne, les Jeunes agriculteurs repassent à l’action. Depuis 11 h, plusieurs dizaines d’agriculteurs, venus de tout le département et pour la plupart en tracteurs, ont investi le rond-point de Fontaine-le-Comte au bord de la N10, entre Poitiers et Angoulême. Ils prévoient de contrôler des camions transportant des marchandises provenant hors de l’Europe.

Les Jeunes agriculteurs qui organisent un barrage filtrant sur la N10, expliquent leurs actions aux routiers bloqués.
© (Photo NR, Mathier Herduin)
11 h 30. Dans l’Indre, le préfet Thibault Lanxade indique dans un communiqué avoir activé le centre opérationnel départemental « afin d’assurer le suivi de la situation, la coordination des services de l’État et la sécurité des personnes et des biens ». La préfecture recommande, à Châteauroux, d’éviter le secteur de la préfecture, notamment la place de-la-Victoire-et-des Alliés, ainsi que le périmètre de la Cité administrative, boulevard George-Sand. Le tout « afin de faciliter le bon déroulement de cette mobilisation et de limiter les perturbations ».

Des blocs de béton sont également en train d’être disposés aux abords de la préfecture de l’Indre, à Châteauroux, depuis 11 h, sur l’avenue François-Mitterrand, à hauteur du rond-point Louis-Deschizeaux. Second lieu susceptible d’être la cible des actions des agriculteurs, avec la cité administrative
© (Photo NR)
11 h 08. Dans l’Indre-et-Loire, les agriculteurs bloquent des plateformes logistiques de la grande distribution, ce lundi. Une quarantaine d’agriculteurs et plusieurs tracteurs sont rassemblés à Auchan Retail Logistique à Chanceaux-sur-Choisille, et à la plateforme Lidl de Sorigny.
11 h 05. À Châteauroux, dans l’Indre, une importante journée de mobilisation est à prévoir à l’initiative de la FDSEA. Des tracteurs venus de Saint-Gaultier, de Neuvy-Saint-Sépulchre, Levroux, Ardentes, Villedieu-sur-Indre y sont attendus.
Il a été demandé aux salariés d’évacuer la cité administrative de Châteauroux, vers 8 h 45, où devraient converger les agriculteurs, dans un premier temps, d’ici le milieu d’après-midi. Les agents métropolitains ont bloqué les rues menant au site pour les empêcher d’y accéder.
Le buste du maréchal Leclerc, situé sur le rond-point de la cité administrative, et inauguré en octobre 2025, a été coffré par les agents municipaux par mesure de précaution afin de le protéger

Les agents métropolitains ont bloqué les rues menant à la Cité administrative de Châteauroux pour empêcher les agriculteurs d’y accéder.
© (Photo NR)
10 h 50. Bienvenue dans ce direct pour cette nouvelle journée de mobilisation et protestation des agriculteurs français contre la signature prochaine de l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur.
La journée a débuté par deux blocages sur des sites portuaires du Sud-Ouest. Le port industriel de La Pallice, près de La Rochelle, a été barré par des ballots de pailles, une trentaine de tracteurs et une soixantaine de manifestants à l’appel de la Coordination rurale (CR) de Charente-Maritime.
D’autres manifestants ont annoncé bloquer lundi matin le site céréalier Maïsica sur le port de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), action menée par la Confédération paysanne, le Modef et le syndicat basque ELB en dépit d’une interdiction de rassemblement annoncée par la préfecture.
10 h 40. Au Havre, depuis dimanche, environ 150 agriculteurs avec des tracteurs ont décidé d’inspecter tous les camions pour écarter les produits alimentaires non conformes aux normes imposées aux producteurs français et européens.
Dans le Pas-de-Calais, la CR entendait dimanche soir maintenir « au moins jusqu’à mercredi » le barrage filtrant que plusieurs dizaines d’agriculteurs ont installé sur l’autoroute A1 dans le sens Lille-Paris, a indiqué Damien Salomon, coprésident de la CR62.