Ancienne conseillère à la Maison-Blanche, banquière d’investissement et proche de Donald Trump, Dina Powell McCormick incarne un profil hybride rarement propulsé au sommet d’un géant technologique. Sa nomination à la présidence de Meta marque une étape clé pour le groupe de Mark Zuckerberg, engagé dans une course mondiale aux capacités industrielles en intelligence artificielle.
La réaction politique n’a pas tardé aux Etats-Unis. Sur Truth Social, Donald Trump s’est félicité de cette décision, parlant d’« un excellent choix de la part de Mark Z » et saluant une dirigeante « fantastique et très talentueuse, qui a participé au gouvernement Trump avec force et distinction ! ». Un message qui met en lumière la proximité assumée entre la nouvelle présidente de Meta et le président américain.
Une expérience dans les administrations républicaines
Née en Egypte, Dina Powell McCormick a bâti sa carrière au cœur du pouvoir à Washington. Elle a été adjointe du conseiller à la sécurité nationale lors du premier mandat de Donald Trump, avec une responsabilité directe sur les dossiers du Moyen-Orient, après avoir travaillé pour plusieurs élus républicains et pour le parti républicain lui-même. Elle est également l’épouse de Dave McCormick, actuel sénateur républicain de Pennsylvanie.
Son ancrage institutionnel remonte toutefois bien avant l’ère Trump. Entre 2001 et 2007, elle a occupé différents postes au sein de l’administration de George W. Bush, notamment au département d’Etat. Une trajectoire qui lui a permis d’acquérir une solide expérience des relations internationales et des mécanismes de décision fédéraux.
Finance mondiale et nombreuses relations
Parallèlement à sa carrière publique, Dina Powell McCormick a passé seize ans au total chez Goldman Sachs, à travers plusieurs passages. Cette longue immersion dans la finance mondiale constitue aujourd’hui un levier central pour Meta, alors que le groupe cherche à structurer des financements massifs pour soutenir son développement technologique.
Dans le communiqué officialisant la nomination, Mark Zuckerberg souligne que « l’expérience de Dina au plus haut niveau de la finance mondiale et son réseau de relations lui donnent une légitimité unique pour aider Meta à gérer notre prochaine phase de croissance ». Une phase marquée par des investissements colossaux : entre 70 et 72 milliards de dollars prévus en 2025 pour les infrastructures, et des montants encore plus élevés attendus en 2026, dans un contexte où l’IA pousse les géants du numérique à se tourner davantage vers l’endettement et les partenariats financiers.