Grâce à cette nouvelle réglementation, il va être possible de repérer « les coins les plus à risque » à l’échelle nationale, se réjouit l’ONG.

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Publié le 12/01/2026 08:34

Temps de lecture : 2min

A partir de janvier 2026, la recherche de 20 PFAS dans l'eau du robinet est désormais obligatoire en Europe. (AURELIE LAGAIN / RADIO FRANCE)

A partir de janvier 2026, la recherche de 20 PFAS dans l’eau du robinet est désormais obligatoire en Europe. (AURELIE LAGAIN / RADIO FRANCE)

« Enfin, on va pouvoir avoir des données sur la présence des 20 principaux PFAS dans l’eau du robinet pour la France entière », salue lundi 12 janvier sur France Culture François Veillerette, porte-parole chez Générations Futures. À partir de lundi, la réglementation de l’Union européenne prévoit l’analyse obligatoire de 20 PFAS, ces substances per- ou polyfluoroalkylées appelés aussi polluants éternels.

« En 2025, on avait des données dans quelques régions, mais pas partout », rappelle François Veillerette. Avec cette nouvelle réglementation européenne qui s’applique de facto en France, « on va pouvoir comparer une région à une autre, voir l’évolution dans le temps et repérer les coins les plus à risque », note le porte-parole de l’association écologiste.

Générations Futures déplore cependant l’absence du TFA (acide trifluoroacétique) dans la liste européenne des 20 PFAS recherchés. C’est « le PFAS le plus présent dans l’eau que nous buvons, un tout petit PFAS, extrêmement stable et donc particulièrement persistant dans l’environnement », souligne l’association sur son site internet. « Le TFA est détecté dans 92% des prélèvements d’eau distribuée comme d’eau brute », a observé l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) entre 2023 à 2025.

« Il sera recherché l’année prochaine, on aurait voulu qu’il soit cherché lui aussi dès 2026 », regrette François Veillerette au micro de France Culture. « Sans jouer les devins, on peut se douter que lorsqu’on va faire des analyses obligatoires de TFA l’année prochaine dans l’eau, on aura des niveaux très très élevés comparés aux autres PFAS », estime-t-il. François Veillerette appelle donc les autorités à « agir rapidement » contre ces pollutions dites éternelles, à s’inscrire dans un schéma de « prévention », afin d’éviter de voir les PFAS « s’installer, croître », ce qui ensuite va « coûter très cher à filtrer, à traiter, etc ».