Des personnes se rassemblent près de corps placés dans des sacs mortuaires devant le Centre médico-légal Kahrizak à Téhéran. Cette capture d’écran provient d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 11 janvier 2026. Des personnes se rassemblent près de corps placés dans des sacs mortuaires devant le Centre médico-légal Kahrizak à Téhéran. Cette capture d’écran provient d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 11 janvier 2026. RÉSEAUX SOCIAUX VIA REUTERS

Des dizaines de corps, peut-être des centaines, gisent à même le sol à l’intérieur d’un hangar. Certains sont enveloppés dans des sacs mortuaires, d’autres étendus sur des brancards. Des hommes et des femmes à la recherche d’un proche circulent entre les cadavres et en scrutent les visages. Une femme, penchée sur un corps inanimé, sanglote. Diffusée sur les réseaux sociaux samedi 10 janvier, cette courte vidéo, filmée en plan serré à la morgue du centre médico-légal de Kahrizak, au sud de Téhéran, suggère que la répression en cours dans les rues de la capitale vire au bain de sang.

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Dimanche 11 janvier, une autre vidéo, longue de six minutes, est sortie sur les réseaux sociaux, montrant cette fois-ci l’extérieur de la morgue, avec des corps, enveloppés dans des sacs et alignés sur le bitume, sur plusieurs centaines de mètres. Sur un écran du centre médico-légal, diffusant les visages de manifestants morts acheminés sur les lieux, s’affiche celui d’un jeune homme. L’inscription « numéro 55 sur 250 » apparaît à l’écran, ce qui donne une autre indication, glaçante, sur l’étendue de la répression. D’ici et de là, des sanglots et des cris. « Assassins ! », hurle une femme vêtue d’un tchador noir. « Qu’ils soient maudits », sanglote un homme.

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