À Nancy, la Ville a tenu à rappeler les principes qui guident la gestion de son patrimoine arboré, en lien avec la Métropole du Grand Nancy. Un rappel qui intervient quelques semaines après l’annonce de travaux d’aménagement boulevard d’Austrasie, accompagnés de coupes jugées nécessaires par les deux collectivités. Une opération ayant suscité de nombreuses réactions.
Dans un communiqué publié lundi 12 janvier 2026, la municipalité souligne que son patrimoine arboré, partagé avec la Métropole, représente plusieurs dizaines de milliers d’arbres répartis sur l’espace public, ajoutant que ce patrimoine arboré « constitue un atout essentiel pour le cadre de vie des habitants ». Et d’ajouter que ces arbres font l’objet d’un suivi sanitaire annuel. « Les agents repèrent systématiquement les arbres voués à mourir, fragilisés par une maladie ou présentant un risque pour la sécurité », développe la Ville de Nancy. Ainsi, lorsque cela s’avère nécessaire, l’entretien peut aller jusqu’à l’abattage, présenté comme une solution de « dernier recours », notamment pour prévenir les risques pour les habitants et les biens.
Des expertises avant décision
Avant toute intervention lourde, des expertises complémentaires peuvent être engagées. La Ville indique que des spécialistes arboricoles sont sollicités pour réaliser « des tests approfondis de traction, tomographie, identification de pathologies rares », afin d’éclairer les décisions prises. L’objectif affiché est d’intervenir en amont du printemps, période de montée de sève, pour limiter la propagation des maladies et garantir la sécurité sur l’espace public. À l’échelle du territoire, la Métropole du Grand Nancy compte près de 56 000 arbres, tandis que la Ville de Nancy en recense plus de 30 000, gérés entre les services métropolitains et municipaux selon leur implantation.
Ce qui se passe en Meurthe-et-Moselle
C’est dans ce cadre général que s’inscrit l’abattage d’arbres boulevard d’Austrasie, annoncé dans un précédent communiqué de presse diffusé le 10 décembre 2025. La Ville et la Métropole y expliquaient en effet que « la quasi-totalité des arbres du boulevard présente une faiblesse générale liée à l’étroitesse de leur fosse et à leur infestation par un champignon lignivore », identifiée comme Fomitiporia punctata. Ces fragilités, observées depuis plusieurs années, ont conduit à des coupes progressives, rendues indispensables « pour des raisons de sécurité de l’espace public », précisait alors la Ville de Nancy dans son communiqué de presse. Certains arbres étaient également pénalisés par « une implantation non optimale vis-à-vis des infrastructures et des usages urbains ».
Abattre, mais aussi replanter
La collectivité insiste sur le fait que ces abattages s’inscrivent dans une logique de « renouvellement », précisant que chaque hiver, entre décembre et mars, des campagnes de plantations sont menées sur l’ensemble du territoire métropolitain.
Pour l’année 2026, la Ville et la Métropole annoncent 89 arbres abattus dans le cadre de l’entretien courant, et plus de 190 plantations programmées au printemps et à l’automne. À titre de comparaison, en 2025, « 524 arbres ont été plantés par la Métropole sur tout le territoire, dont 262 à Nancy », notamment dans le cadre des aménagements urbains, rappelle la Ville de Nancy dans son communiqué de presse. Un ensemble d’éléments que la collectivité met aujourd’hui en avant pour contextualiser les opérations en cours et rappeler les équilibres recherchés entre sécurité, adaptation urbaine et présence de la nature en ville.