En résidence à Onyx, Audrey Bodiguel, chorégraphe et performeuse, ouvrira le festival de danse Trajectoires avec « Carne », une création sur la vie et la mort.  Avec ce spectacle, je questionne notre rapport à la finitude, je cherche à remettre l’humain à sa place, en acceptant d’être confronté à notre propre mort »,explique Audrey Bodiguel.

Sur la grande scène du théâtre Onyx, on s’affaire pour les dernières mises au point du spectacle, car ce solo, c’est aussi six techniciens qui accompagnent l’interprète de « Carne » et mettent en place les éléments du décor, les lumières et la musique.  Le solo repose sur une écriture vivante et mouvante, très liée à la musique et aux lumières, comme une performance. 

 Que va devenir mon corps ? 

« Carne » montre un corps à différentes étapes de sa vie ; c’est un spectacle sur la mort, une pièce dansée, parlée, visuelle et sonore.  Dans cette proposition décalée, pas du tout tragique, on parle de la mort et de la beauté. La chorégraphe aime répéter ce qui fait sens à son spectacle :  Ce n’est pas parce que je pars, que je m’en vais ! En tant que danseuse et chorégraphe, je me pose la question : que va devenir mon corps ?  Avec « Carne », Audrey Bodiguel accepte de perdre de sa superbe pour accéder à ce qu’est réellement son corps : un organisme vivant en perpétuel mouvement.

Festival de danses exploratrices, Trajectoires investit le théâtre Onyx avec quatre nouvelles créations. « Carne », par la Cie la Veine, « La visite », par la compagnie la 37e Chambre (dimanche 18 janvier, à 17 h) ; « Soutenir », par DADR Cie (mercredi 21 janvier, à 21 h) ; « Imminentes » par la Cie BurnOut (samedi 24 janvier, à 21 h, et dimanche 25, à 17 h).

Jeudi 15 et vendredi 16 janvier, « Carne », par la Cie la Veine, une création d’Audrey Bodiguel, en ouverture du festival Trajectoires, au théâtre Onyx. Réservation : www.theatreonyx.fr