La campagne n’avait certainement pas besoin de cela. La scène se déroule ce dimanche 11 janvier sur le marché de la Croix-Rousse, aux alentours de 12 h 40. La candidate de la France insoumise (LFI) dans le 4e arrondissement, Pauline Fivel, tracte en compagnie de Manuel Bompard, député et coordinateur national du parti insoumis, et d’Anaïs Belouassa-Cherifi, députée LFI du Rhône.
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Tract d’Anaïs Belouassa-Cherifi à la main, Christophe Cédat se fend alors d’un commentaire sexiste en direction de la candidate : « Je veux bien qu’on n’insiste pas sur le physique, mais par contre sur votre tract en premier, c’est quand même le physique qui apparaît… Plus que les idées, excusez-moi ! », lâche le soutien à Jean-Michel Aulas. Circonspecte, la députée haussant les sourcils ne bronche pas, et c’est une militante que l’on entend répondre sans la voir : « Est-ce qu’à un homme on lui ferait cette réflexion-là ? ». « Mais si ! somme Christophe Cédat. Moi je suis masculiniste ! », lâche-t-il avec un grand sourire.
« Il me sexualise parce que je suis une femme »
Anaïs Belouassa-Cherifi estime que Christophe Cédat la « sexualise parce que je suis une femme ». « Il parle de mon physique, alors que sur le tract en question, on ne voit que ma tête, comme on voit la tête d’Aulas sur les tracts de Jean-Michel Aulas », indique la candidate à la mairie.
Elle dénonce au Progrès des « propos inacceptables et indignes de personnes qui prétendent devenir dépositaire de l’autorité publique ».
Contacté, l’entourage de Jean-Michel Aulas fait savoir que ses propos « n’engagent que lui », intimant que la vidéo est tronquée sans donner plus de précisions. Sur la vidéo, on voit l’enregistrement s’arrêter quand la discussion semble se terminer. À noter que le tract de la députée insoumise contient 13 propositions.
« M’excuser de quoi, d’être sincère ? »
Joint par téléphone, Christophe Cédat déplore une « polémique des réseaux sociaux » et assure ne pas vouloir « polluer la campagne de ma femme et de Jean-Michel Aulas », qu’il trouve « jusqu’ici sympathique ». « Je ne trouve pas ça maladroit », répond-il quand on lui demande, arguant avoir dit à sa femme « qu’elle était très jolie sur son tract ».
Le gérant très médiatique regrette-t-il ses propos ? Non répond le commerçant, et se questionne : « M’excuser de quoi ? M’excuser d’être honnête, sincère, authentique ? C’est à eux de s’excuser d’être manipulateurs, jamais de la vie je m’excuserais auprès de ces gens-là ». Avant de finir : « qu’ils aillent se faire f*utre s’ils ont un problème avec l’humour ».