Ils le présenteront tous les deux, mardi 13 janvier, en avant-première au multiplexe CGR à Périgueux (Dordogne) et animeront un débat. Ils ont entamé une tournée à travers la France, qui se poursuivra jusqu’à sa sortie, le 4 mars. « L’accueil est très bon. Il n’y a pas beaucoup de films qui montrent la ruralité comme elle est. »
Édouard Bergeon s’est fait connaître au grand public avec « Au nom de la terre », une fiction inspirée par sa propre histoire et le suicide de son père. Jérôme Bayle a vécu le même drame. « C’était une sorte de miroir, quelque chose qui m’a incité à aller le voir », ajoute le réalisateur.
Un personnage médiatique
Jérôme Bayle exploite avec sa mère Lucienne – pour tout le monde Lulu – la ferme familiale à Montesquieu-Volvestre, en Haute-Garonne.

Jérôme Bayle et sa mère, Lucienne, dans la ferme familiale.
fournie par la production
Avec sa carrure de rugbyman et son franc-parler, il s’impose début 2024 comme leader du mouvement agricole qui bloque l’A 64. Il rencontre le Premier ministre Gabriel Attal et devient un personnage médiatique.
« Le tournage a duré un an et demi. On a suivi l’actualité au fil des saisons. Dans un documentaire, il faut prendre le temps d’observer, de construire l’histoire. Le long-métrage est juste terminé. On a fini de tourner en septembre. »

Jérôme et son petit voisin, Evan, 12 ans, en train de s’occuper des vaches.
fournie par la production
Profondément sincère
Il montre Jérôme Bayle dans les manifestations avec son tracteur et dans sa ferme en train de s’occuper de ses vaches. Ou encore préoccupé de transmission, montrant le travail de la terre à ses petits voisins. Il le dit lui-même. Profondément sincère, il veut que vive une agriculture moderne, sans oublier ce que savaient les anciens.